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avec la pensée que Dieu m ayant fait cohpalté sa volonté par ce moyen, saurait bien la faire exécuter, malgré que je ne visse pas comment. .
Or voici, sur ces entrefaites, ce qui arriva. Une nuit que j'étais profondément endormi, il me sembla ‘ que je me trouvais dans une vaste plaine et que cette plaine, aussi loin que la vue pouvait s'étendre, était couverte de milliers et de milliers de vipères qui, toutes, et de tous côtés, rampaient vers moi.
Sur le nombre, il y en avait quelques-unes plus grosses que les autres qui se dressaient menaçantes à la hauteur de ma poitrine, mais sans pouvoir me mordre. Huit jours après, le même songe se reproduisit avec les mêmes circonstances. J'étais assez disposé à y voir l’image saisissante de ma situation
d'alors, quand, pour la troisième fois, j’eus un nou-|
veau songe, analogue aux deux premiers, et dans lequel il me sembla voir uh énorme serpent qui m'enlaçait de ses replis. Sa tête était déjà à la hauteur de ma tête et je n’osais bouger, crainte qu'il ne me piquât de son dard, quand enfin, l'œil fixé sur lui et surveillant tous ses mouvements, je le saisis brusquement par le cou pour l’étouffer ; mais, si rapide qu’eût été cette action, il m'avait devancé et mordu deux fois.
. Je ne compris pas, tout d’abord, la signification
exacte de ce songe; mais, sans pouvoir alors en.
interprêter toutes les circonstances,comme je savais, par la grandeur des miracles, quelle devait être,
devant Dieu, la culpabilité de ceux qui, sciemment,
étouffaient la vérité, je ne fus que médiocrement étonné de voir qu’ils m'étaient représentés sous la figure de reptiles malfaisants, et j'en conclus qu’un
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jour je triompherais d’un puissant ennemi. Aussi, quand M. Dion du /ournal de Québec, en apprenant la nomination officielle de Mgr Racine à l’évêché de Chicoutimi, me fit observer que je n'avais pas gagné ma cause et que le Père Arnauld ne serait pas évêque, je lui répondis immédiatement: que Dieu n’avait pas dit son dernier mot et que je m'attendais à voir quelque personnage marquant disparaître, tout à coup, dans le temps du sacre de Mgr Dominique Racine ; mais, à dire vrai, imparfaitement éclairé alors, je croyais qu’il s'agissait de Mgr Racine lui-même ou de Mgr Taschereau, et, le soir du sacre, j'étais extraordinairement surpris de voir qu'aucun de ces deux prélats n'avait succombé. J'en étais démonté.
Mort subite de Mgr de
Qu'on juge de l'impression que je dus éprouver, attendant quelque chose de ce genre, quand, le
le monde par surprise, nous annonça à tous que Son Excellence Mgr Conroy était mort, et mort subitement, la veille, à 6 heures du soir.
: lendemain, une dépêche télégraphique qui prit tout .
Si la mort, la mort subite de Mgr Conroy, arrivé e:
dans les circonstances que je viens de mentionner,
le jour même du sacre de Mgr Dominique Racine, : après toutes les démarches que j'ai faites auprès de .
lui pour empêcher Mgr Racine d’être nommé évêque ; si.-cette mort-là n’est pas un jugement de Dieu ; sice n’est pas la preuve, et une preuve évidente, que Mgr Racine ne devait pas être évêque, au moins à Chicoutimi je vous mets au défi, qui
que vous soÿez, de pouvoir me prouver quoi que ce soit en religion ; et aux preuves les plus claires que vous m'’apporterez, j'aurai le droit, à votre exemple, de répondre par des négations. -
Prenez garde ! Prenez garde ! Caril est un péché . qui n'est pas pardonné : c’est le péché contre le Saint-Esprit ; et ce péché consiste à ne pas adhérer, et d'esprit et de cœur, aux ordres formels de Dieu quand ils sont appuyés sur des miracles évidents. Or je dis et je maintiens qu’il y a évidence. Maintenant concluons :
La portée des miracles
La prophétie de saint Malachie qui vient de se | vérifier au Canada, ayant.pour but d'établir sur des preuves. nouvelles, qui sont philosophiquement indiscutables et faciles à constater, que le Christ est dans l’hostie ; qu’à la parole du prêtre, il descend sur l'autel; que la confession est d'institution divine ; que Notre-Seigneur est mort pour tous les hommes, et non pas seulement pour quelques-uns, et indiquant, d’autre part, aux protestants comme aux catholiques, où se trouve. pour eux, le remède à leurs maux; cette prophétie doit être, et elle est effectivement, lé point central autour duquel gravitent tous les autres événements. Et ce qui lui donne une importance capitale, c’est que, par sa réalisation, elle est devenue une éclatante lumière et qu elle projette, en avant de nous, une éblouissante clan
Encore dix papes, et quand ces dix pa, à auront passé sur la chaire de saint-Pierre, la fin du monde arrivera. Or la vie moyenne des papes,
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comme papes, étant de sept à huit ans, ilen résulte que, dans soixante et dix ans à peu près, et proba-
blement moins, le cataclysme final aura lieu et:
qu'ensuite il n’y aura plus de temps.
non erit amplis.
Cet étonnant miracle est indiqué dans l’Apocalypse et très-clairement figuré, lors de l'apparition de la Vierge à Pontmain, par un de ces mystérieux symboles qui se sont développés, dans le ciel, aux yeux des enfants étonnés. Il est dû au mérite infini de la messe et à l'inspiration que j’ai eue, dans un moment difficile, d’en faire dire quatre cents d’un coup pour savoir quelle était, sur un point débattu, la volonté de Dieu. Si vous cruyez à la vertu de la messe, vous devez me croire j'et si vous ne me croyez pas, ayez pour certain quevous ne voussauyerez pas. Carils’agit d’un ordre formel de Dieu à l'Eglise et vous êtes tous obligés, petits et grands, de me prêter main-forte pour faire triompher la vérité. Vous avez le droit d'exiger de moi un signe clair et certain; mais, ce signe étant donné et vous l’avez, obligation est, pour vous, d’obéir. Ignorez-vous donc qu'il est écrit : l'Esprit souffle où il veut : Spéritus spirat ubi
Quia tempus
vult ?