‹ La clef du ZoharChapitre 14 sur 81 · POBNE A PO TP N EN T V AAA · texte numérisé non relu

POBNE A PO TP N EN T V AAA

LES SÉPHIROTH DIVINES 49

Or, les Lettres en Kabbale, comme les industriels, commerçants et agriculteurs dans la nation, se consacrent à la sphère pratique, c’est-à-dire, ici, à la création réalisée.

Les Séphiroth, comme les savants, écrivains, artistes, se réservent à l’Idéal.

Mais, parmi les Séphiroth, les sept dernières, telles que les économistes, les savants d’application, les artistes réalistes, sont orientées vers la pratique, vers la création, pendant que les trois premières Séphiroth habitent la région transcendante, pareilles aux métaphycisiens, aux contemplateurs et aux poètes.

D'après la tradilion kabbalistique, Moïse entra dans quarante-neuf des Portes de l'Inteiligence : la cioquantième lui demeura fermée.

Qu'est-ce que la cinquantième Porte de l'Intelligence ?

C'est la plus haute.

Les cinq Séphiroth, de Chésed à Hod, ont été chacune subdivisées, comme nous l'avons vu, en dix Séphiroth (Kéther, Chocmah, Binah, etc... jusques et y compris Malchut) pour constituer les cinquante Portes.

Dans chaque Séphire, la plus haute des dix subdivisions est celle qui correspond à Kéther.

Et, parmi les cinq Séphiroth, c’est Chésed qui est la plus élevée.

La plus haute des subdivisions, la cinquantième porte de l'Intelligence, c’est donc la Kéther de Chésed.

Mais Kéther désigne l'initiative primordiale de Dieu, la première émanation de l’Absolu.

Entre les portes de l’Intelligence, celle qui est la plus éminente des cinq Kéthers échelonnées, formera donc, en la création, en la genèse, le plus sublime des reflets de l’Absolu.

La tradition kabbalistique concernant Moïse signifie par conséquent que le grand prophète pénétra la création entière dans ses principes dominateurs, mais qu’il ne put conquérir le principe qui manifeste par excellence la volonté primordiale de Dieu.

En d’autres termes, rien ne lui fut mystère excepté le mystère suprême où se révèle l’action directe de l’Absolu-Infini.

Par l'étude que nous avons faite des trente-deux Voies de la Sagesse et des cinquantes Portes de l’Intelligence, nous allons pouvoir corroborer ce que nous avons dit plus haut sur la signification de la Sagesse et de l’Intelligence.

Les trente-deux Voies sont les moyens de connaître, les armes de l'esprit pour conquérir la vérité. Ce sont, à la fois, Les instruments de la méthode et les éléments des formules.

Les cinquante Portes sont l’objet de la connaisance, puisqu’elles résument la création, puisqu’elles reriferment tout ce que put comprendre le grand prophète Moïse et même le principe supérieur qu’il ne put que vénérer sans le pénétrer.

Chocmabh, la Sagesse, est donc bien ce qui connaît, c’est-àdire la conscience intellectuelle et la méthode.

Binah, l’Intelligence, est donc bien ce qui est connu, la création distribuée en ses éléments compréhensibles et en l'élément incompréhensible et souverainement divin.

Notre digression sur les trente-deux Voies et les cinquante Portes nous a permis d'éclairer définitivement les sens de Chocmah et de Binah.

La première, c’est la conception.

La seconde, c’est l’objet conçu.

La première, c’est la compréhension ; et la seconde, c'est la vérité : toutes deux en se réunissant engendrent Daath, la science, qui n’est pas comptée par les kabbalistes au nombre des Séphiroth, étant un principe purement annexe et dépendant, bien que d'une grande importance occulte (1).

Au-dessus de Binah et de Ghocmah plane Kéther, l'initiative suprême qui les à émanées toutes les deux, le promoteur unique, non pas inconscient, mais où, déjà, comme dans l'Absolu, l’objet ne se distingue pas du sujet, la vérité du savant, la connaissance de la conscience.

(1) Comme révélateur du fond de Kéther. Voir page 131 de ce volume.

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LES SÉPHIROTH MORALES

La quatrième des Séphiroth se nomme Chésed, la Grâce.

Et, selon Franck, elle représente l'expansion de la volonté.

C’est un principe masculin ; c’est d’elle que sortent les âmes viriles.

Car la Kabbale reconnaît la distinction des sexes non seulement dans les corps, mais dans les âmes.

Après qu’une âme a été créée dans Binah, l’Intelligence, elle descend et passe par Chésed lorsqu’elle doit être virile, par Géburah lorsqu’elle doit être féminine.

Et le sexe spirituel ainsi déterminé dans l'âme ne change pas.et demeure en elle immortellement.

Chésed est, en Dieu, semblable à ce que fait un homme, non parce qu’il y est obligé par la nécessité ou un devoir étroit, mais parce qu'il le veut bien, sans que personne l’y force et par bonté pure.

On nomme Chésed Gédulah en opposition à Géburah.

Chésed est considérée comme ayant été l'inspiratrice d'Abraham, de même que Géburah fut celle d’Isaac et Tiphéreth celle de Jacob.

La cinquième des Séphiroth se nomme Géburah, la Rigueur.

Selon Franck, elle représente la concentration de la volonté.

C’est d’elle que descendent les âmes féminines,

Principe moral de resserrement et de justice minutieuse, elle inspire les saints qui domptent leur concupiscence.

Excepté de tels héros du spiritualisme, aucun homme ne peut subsister, ni aucune créature, dans la sphère de Géburah.

Cette Séphire est appelée exactitude des pluies parce qu’elle mesure les influences que le monde doit recevoir, selon qu'ilen est plus ou moins digne, influences qui sont figurées par le symbole de la pluie.

Rigoureuse, elle prévaut et triomphe pour que soient exercés le jugement et la vindicte, envers les êtres supérieurs et inférieurs, comme le réclame l'équité.

Elle poursuit les impurs et les pêcheurs et tire vengeance des impies, des rebelles contre Dieu.

Elle est le Tribunal suprême, elle rétribue chacun selon ses mérites, elle agit d’après ce qui est dû à chaque être et non pas, comme Chésed, par pure bonne grâce et large expansion.

Géburah reçoit l'influence de Binah, l’Intelligence, féminine comrne elle.

Binah est appelée par la Tradition la Géburah supérieure. Il y a ensuite la Géburah proprement dite, la Séphire de ce nom ; enfin Malchut est appelée la Géburah inférieure.

La Tradition montre donc avec évidence les intimes rapports de ces trois Séphiroth, également puissances de réalisation el de concentration, également féminines.

La sixième des Séphiroth se nomme Tiphéreth, la Beauté.

Elle est le centre des Séphiroth, elle est en quelque sorte parée d'elles toutes, et comme revêtue de diverses couleurs.

De là son éclat qui lui a fait donner son nom de Beauté.

Le Vau (*) de lod-Hé-Vau-Hé est appelé Tiphéreth, parce qu'il contient toutes choses, exerce la domination universelle, et se couvre de tous les noms mystérieux et divins.

Tiphéreth reçoit la puissance de Kéther par Chocmah et Binab, et elle remplit, parmiles Séphiroth inférieures, un rôle analogue à celui joué par Kéther entre les Séphiroth supérieures.

Elle est le reflet, la correspondance et la manifestation de Kéther.

LES SÉPHIROTH MORALES 53

Elle constitue l'élément essentiel du Microprosope qui centralise les Séphiroth inférieures de même que Kéther constitue le Macroprosope qui centralise et régit les Séphiroth supérieures.

Le nom divin attribué à Tiphéreth est le grand nom de lod- Hé-Vau-Hé, 55, qui, pareil au tronc d’un arbre, porte les autres noms sacrés tels que ses rameaux et son feuillage.

Tiphéreth juge les créatures, mais d'une manière plus générale, plus variée, moins rigoureuse que Géburah.

Equilibrée et centrale, elle emploie à la fois la grâce et la rigueur et le concert entier des Séphiroth inférieures en même temps qu’elle recueille, pour le transmettre aux créatures, l'influx des Séphiroth transcendantes.

Comme Kéther, Chocmah et Binah forment un groupe, un chœur d'équilibre harmonieux, ainsi Chésed, Géburah et Tiphéreth en forment un autre.

Tiphéreth correspond à Kéther, Chésed à Chocmah et Géburah à Binah.

Le premier chœur est primordial et idéal :

Kéther représente l’initiative créatrice et en même lemps la Science divine, celle où, comme dans l’Absolu, le sujet et l’objet, la conscience et la connaissance, la pensée et la vérité ne se distinguent pas, mais demeurent dans l'unité et ne font qu’une pure Essence, indivisible et parfaite.

Chocmah, nous l’avons vu nettement, représente ce qui connaît, le sujet, la pensée; elle représente aussi l’élan créateur.

Binah représente ce qui est connu, l’objet, et par conséquent elle réalise, dans leurs germes primitifs, toutes les créatures, et tout l'univers.

Nous trouvons donc, en le premier chœur, les opérations essenlielles de la volonté et de l’intellectualité.

Kéther, décision; Chocmah, élan volontaire; Binah, réalisation : voilà pour la volonté.

Kéther, conception primitive; Chocmah, pensée et logique ; Binah, connaissance et objet précis: voilà pour l'intellectualité.

Si le premier chœur des Séphiroth est intellectuel et volontaire, le deuxième chœur est arbitral et moral.

Tiphéreth y reflète Kéther, ainsi que nous l’avons déclaré : mais, comme nous sommes ici dans la région inférieure, celle de la manifestation, au lieu d’être, pareillement à Kéther, la première de son groupe, elle n’en est que la troisième et vient après Chésed et Géburah.

La Kabbale nous fait comprendre par là que l'équilibre, la solidité, l'achèvement, qui dans les régions supérieures s'établissent tout d’abord, n'arrivent au contraire que tardivement et après les autres opérations, dans les régions inférieures.

En haut, dans la sphère divine, l’œuvre est complète et parfaite avant même, pour ainsi dire, d'être commencée. Elie jaillit, irréprochable, d’une pensée et d’une volonté infaillibles, et son développement n’est que la conséquence de sa perfeclion.

En bas, dans la sphère créée, les éléments incomplets de l’œuvre se posent et se manifestent d’abord et l’œuvre même, achevée et relativement parfaite, ne se réalise qu'après et n’arrive que la dernière.

En haut, le but est conquis d’abord, et la route que son rayonnement illumine descend de lui toute tracée.

En bas, la route s’élève difficilement vers le but pressenti, mais encore ignoré et c'est, pour ainsi parler, la route qui crée le but.

L'ordre des Séphiroth dans le deuxième chœur est donc le suivant : 1° Chésed ; 2° Géburah ; 3° Tiphéreth.

Le processus moral commence par la grâce, l’expansion, la magnificence.

Dieu agit envers les créatures avec bienveillance et profusion.

Il répand sur elles la vie, les dons spirituels et naturels, le bonheur gratuitement et au delà de ce que mériteraient les créatures.

Mais si le principe de grâce agissait seul d’une manière constante, les injustes recevant toujours la même récompense que les justes, les pervers que les incorruptibles, les impurs, que les immaculés, il n’y aurait plus de loi morale.

La conception du devoir finirait par devenir impossible pour les créatures.

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La vertu se dissoudrait dans le bain splendide et décomposant du pardon. |

Il peut arriver sans inconvénient que, dans la vie terrestre, les méchants ne soient pas visiblement punis, les bons visiblement rétribués, parce que cette injustice apparente est absolument détruite plus tard el dans la vie spirituelle et dans les réincarnations lerresires ou planétaires.

Mais si, en place d'être seulement retardée et voilée, la Justice était toujours impuissante, la loi morale, comme je l'ai dit, s’anéanlirait totalement.

C’est pourquoi Géburah vient rétablir l'équilibre. Elle apporte la rigueur, l’exacte rétribution des actes et des désirs, l'équité stricte et précise.

Si Géburah agissait seule, le monde ne subsisterait pas, car les êtres, jugés par la purelé de Dieu, seraient déclarés dignes de l’exterminalion et de l’oubli.

La rigueur est donc tempérée par la grâce et l'expansion généreuse.

Si Chésed agissait seule, les êtres, subsistant comme créalures, s’anéanliraient comme personnes morales, leur destruction, moins entière, serait spirituellement plus cruelle encore.

Il est vrai que la haute vertu agit par amour désintéressé du Bien et de Dieu, sans souci de récompense. Mais la disparition radicale de Géburah supprimerait, en Dieu, l'horreur du Mal, le sens pur et ardent du Bien et du Mal. Dieu deviendrait inférieur aux Justes. On le voit : même en dehors de la rétribulion, Géburah est nécessaire.

La grâce est donc tempérée par le jugement et la rigueur.

Le monde moral ainsi balancé a pour résultat la dernière Séphire du deuxième chœur, Tiphéreth, la Beauté, le Roi, celui qui, usant de la grâce quand il faut, de la rigueur quand elle est utile et, en somme, bienfaisante, perpétue et améliore le monde, et le domine par la loi de Dieu.

Comwe le premier chœur des Séphiroth embrassait tous les éléments volontaires et intellectuels, le deuxième chœur embrasse tous les éléments arbitraux et il gouverne le monde moral.

Nous avons décrit le processus logique des attributs moraux,

Chésed, Géburah et Tiphéreth.

Nous devons maintenant, pour éviter aux explorateurs de la Kabbale l'erreur de croire à une contradiction de cette doctrine, nous devons signaler un autre groupement des mêmes Séphiroth, qui les distribue de la sorte : Géburah, Chésed, Tiphéreth.

Ce processus n’est pas logique, mais, pourrait-on dire, historique, en prenant le terme historique dans un sens très large et qui l’étend au développement de l’univers.

Au point de vue logique, pour Dieu, c'est la grâce et l’expansion qui agissent les premières.

Au point de vue historique, dans l'univers, c’est la rigueur et le jugement, parce que les êtres ayant gâté leurs dons naturels par la chute, il a été presque aussitôt nécessaire d’agir envers eux selon la rigueur en la tempérant ultérieurement par la grâce, afin que le mondé continuât, car la rigueur seule l’aurait aboli.

On peut l’observer : si l'on remonte, dans la création, jusqu’à l’aube divine des choses, le processus logique se confond avec le processus historique, et dans l’un comme dans l’autre, Chésed est la première, car c'est l'expansion de Dieu qui répand d’abord le monde.

Mais, si l’on va seulement jusqu’au premier des trois mondes successifs de l’évolution, jusqu’au monde de Néphesh, alors c’est Géburah qui est la première, ce monde étant celui de la chute et du châtiment, et Chésed n’agit de nouveau que plus tard, lorsque le monde de Ruach succède au monde de Néphesh, et que les êtres moins profondément altérés se relèvent en la lumière et s’imprègnent de pilié divine.

C’est une maxime traditionnelle de la Kabbale que Dieu a créé d’abord le monde dans la rigueur, mais que, voyant qu’il ne durerait pas, il l’a de nouveau créé dans la grâce et la magnificence. Pour bien comprendre cette maxime, il faut l’appliquer à l’ordre historique tel que je viens de le définir en parlant des mondes successifs de Néphesh et de Ruach et non pas au processus logique, ni même à l’ordre historique absolu, celui qui embrasse l’origine en Dieu des créatures tombées.

Il n’y a pas de contradiction à ce sujet dans la Kabbale, il y a seulement points de vue complémentaires et variés.

La philosophie kabbalistique présente souvent des contradictions ou des obscurités à un lecteur superficiel. Notre

LES SÉPHIROIH MORALES 57

pensée occidentale à la fois moins subtile dans ses précisions et moins ample dans ses généralités que la contemplation des Orientaux, moins capable de suivre, au delà des formes concrèles ou des formules abstraites, les grandes tendances de l'être, que nous révèle le symbole, est fréquemment déconcertée par des difficultés simplement extérieures et qu’un re-

gard un peu patient el philosophique parvient à percer sans trop d’effort.

Bien que la Kabbale distingue Aïn-Souph des Séphiroth, ne confond-elle pas trop leur substance intime, d’une part avec celle d’Aïn-Souph, d'autre part avec les créatures ? A quoi bon des Séphiroth morales si le système entier est panthéiste et, donc, détruit la morale ?

Ce serail une vue superficielle que de juger panthéiste la Kabbale, qui est théopanthéiste comme saint Paul. Aïn-Souph, c’est Dieu même. Quant aux Séphiroth, elles ont deux sens. Par le premier, elles signifient les trois Personnes divines supérieures et les sept divins attributs. moraux et générateurs. Par le second, elles signifient typiquement les créatures que ces Personnes et ces attributs créent et gouvernent. Il faut savoir discerner les deux sens que les symboles emmèêlent : ainsi, lors de la chute des rois d'Edom, ce sont les créatures qui déchoient, les attributs divins qui leur correspondent restent en eux-mêmes inaltérés. Néanmoins, dans la Kabbale comme dans le Christianisme opposé au déisme froid, les créatures, nées de la puissance de Dieu, ont en lui les principes de leurs réalités et palpitent de sa vie. C’est le Dieu tout en tous de saint Paul, c’est le Théopanthéisme.

LES SÉPHIROTH GÉNÉRATRICES

La septième des Séphiroth s’appelle Netzah, la Victoire.

La huitième des Séphiroth s'appelle Hod, la Gloire.

Ces deux attributs agissent dans une fréquente alliance, et les kabbalistes en traitent simultanément.

Ils correspondent aux deax colonnes du temple de Salomon, Jakin et Boas.

Jakin se réfère à Netzah, et Boas se rapporte à Hod.

Jakin était la colonne de droite, Boas était la colonne de gauche.

Jakin signifie : Celle qui affermira, parce que Netzah est l’affermissement de Malchut.

Et Boas signifie santé, vigueur.

Les âmes divines, humaines, instinctives, passent par Les attributs de Netzah et de Hod avant de se rendre dans lésod et, de là, dans Malchul.

C’est à Netzah et à Hod que fait mystiquement allusion ce verset du Cantique des Cantiques (ch. v, vers. 15): « Ses cuisses sont des colonnes de marbre fondées sur des bases d'or. »

Le nom divin auquel est consacrée Netzah, c'est Jodhévau-

Hé-Zébaoth ; le nom divin auquel est consacrée Hod, c’est

Elohim Zébaoth.

Netzah et Hod sont les deux séraphins d’Isaïe (ch. vi, vers. Ils sont appelés séraphins (séraphim), c’est-à-dire brülants et consumants, parce qu’ils consument et dévorent ceux qui, sans avoir à cœur la gloire de Dieu, étudient la Mercabah et s'occupent du mystère de Chaschmal (c’est-à-dire les magiciens

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