ORIGINE ET DÉVELOPPEMENT DE L'AME
phirotique générateur. Elle a pour caractères l'instinct vital, la capacité de s’unir à un organisme matériel ou éthéré.
Dans la vie humaine terrestre, ce qui se manifeste d’abord c'est Néphesh, ensuite Ruach, et en troisième lieu Neschamah.
Cela constituerait du moins la série normale. Mais les kabbalistes font observer que certains hommes ne reçoivent que Néphesh (les enfants morts en bas âge, les faibles d'esprit, les sauvages), que la plupart des hommes reçoivent Néphesh et Ruach, et une élite, Néphesh, Ruach et Neschamah.
Cela ne veut pas dire que Dieu, injustement, donne aux uns l’âme inférieure, à beaucoup, les âmes inférieure et médiane, et à des privilégiés, les trois âmes.
Cela signifie que le développement personnel de l'être spirituel humain et les conditions de naissance et de vie méritées par ce développement permettent à une seule âme, à deux ou aux trois de se manifester en la vie de cet être.
Nous avons énoncé, plus haut, que l’âme, venue de Binab, passait par Chésed, si elle était d'essence mâle ; par Géburah, si elle était d'essence féminine. Il s’agissait de Neschamah. Ce n’est donc pas une contradiction avec ce que je viens d’enseigner sur Ruach venue de Tiphéreth et Néphesh venue de Malchut.
Il ne faut point considérer les trois âmes comme distinctes jusqu’à une entière séparation. Elles forment plulôt trois degrés de l’Ame unique, totale et wltra consciente, et, selon que les degrés inférieur, moyen ou supérieur de l'ultra-conscient apparaissent dans le conscient, on dit que l’homme a l’âme inférieure, la médiane, ou la supérieure.
Du reste, les Séphiroth, origines des âmes distinctes, ne sont pas elles-mêmes séparées, elles agissent ensemble.
Les précisions nettes, les délimitations s'avèrent indispensables à l’intelligence pour apercevoir les éléments des choses. Mais une fois cette aperception acquise, il faut, par une vue plus profonde, plus initiatique, pénétrer que les éléments fusionnent solidaires et s'identifient.
La connaissance des choses, c’est la distinction.
Le secret des choses, c’est l’unité.
Au-dessous et au-dessus de l’Ame humaine et de ses trois degrés, les kabbalisies reconnaissent d’autres degrés qui complètent l'homme.
Au-dessous de Néphesh, la vitalité fluidique du corps (non plus comme Néphesh, l’âme vitale), et le corps même.
Au-dessus de Neschamah, la vie de Dieu, en tant que versée à l’âme divine, et l’union intime de lâme divine et de Dieu.
Les kabbalistes appellent Chaia cette vie versée d’en haut, et léchidah, cette union.
Ils attribuent l’origine de Chaia à la Séphire Chocmah, et l'origine de léchidah à Kéther.
L'homme, en résumé, se composerait de sept éléments :
1° Corps tangible, matériel ;
2° Fluide vital, corporel ;
3° Ame instinctive, Néphesh ;
4° Ame morale, Ruach ;
5° Ame divine, Neschamabh ;
6° Vie de Dieu versée à l’Ame, Chaia ;
1° Union suprème de l’Ame à Dieu, Iéchidah.
La Kabbale admet la réincarnation, qu’elle appelle Révolution (au sens étymologique, en hébreu Gilgul) de l’âme. J’en parlerai plus loin, à propos de la Kabbale chrétienne.
Ce qu’entend la Kabbale par les « anges », c'est, le plus souvent, de simples Eiémentals supérieurs, des êtres qui vivent en relations avec les astres dont ils forment les esprits recteurs.
Les anges, au même sens que poar la théologie chrétienne, sont reconnus, cependant, des kabbalistes, sous le nom d’intelligences séparées, terme équivalent à « purs esprits » (séparées de la matière et même de l’Aour astral). Mais ces purs