CHAPITRE PREMIER
4. — Traprrion : Le Livre ou Mysrère esr Le Li- VRE QUI DÉCRIT LA LIBRATION DE LA BALANCE.
2. — TRADITION : AVANT QUE LA BALANCE FUT, LA FACE NE REGARDAIT PAS LA FACE.
3. — Er Les PrRemIERS RoïS MOURURENT ; ET LEURS ALIMENTS NE SE TROUVÈRENT PLUS ; ET LA TERRE FUT DÉSOLÉE.
4. — Jusqu'A c que LA TÈTE, DÉSIRÉE DE L’UNIVER- SEL DÉSIR, EUT PRÉPARÉ ET COMMUNIQUÉ DES VÊTE- MENTS D'HONNEUR.
Commentaire :
Les versets qui précèdent, extraits du fragment le plus ancien et le plus authentique du Zohar (1), le Siphra Dzénioutha (2), n’offrent au lecteur, présentés sans explication, qu’une succession incohérente et grandiose de symboles abrupts.
Je vais tâcher d’interpréter ces Figures.
Qu'est-ce d’abord que la « libration de la Balance ? »
Dans le Zohar, le nom de Balance est donné au Couple, à l'Homme et à la Femme harmonieusement unis.
(t) Voir ce qu'en dit M. Franck dans son illustre ouvrage, La Kab-
bale.
(2) Livre du Mystère.
Le premier verset nous enseigne done que le Livre roule sur la loi du Couple.
Mais' le nom de Balance n’est pas donné à toute sorte de couple indifféremment.
Il est réservé au Couple parfaitement équilibré, à l'union harmonieuse.
Aussi le deuxième verset nous dit-il :
Avant que la Balance füt, la Face ne regardait pas la Face.
Ces deux Faces sont le Père et la Mère, le Masculin et le Féminin de Dieu, la Sagesse et l’Intelligence.
Avant que l’ère du Couple parfait ne soit arrivée, les deux principes, Masculin et Féminin, ne sont pas en harmonie, et, pour traduire en langage familier l’antique symbole, ils se tournent le dos.
De ce désaccord proviennent les fatalités et les avortements de l'ère imparfaite. Les rois d'Zdom (Edom figurant la matière par opposition à Israël, l’esprit) symbolisent dans le Zohar l'ère de la discorde et de la matière.
C’est pourquoi il leur est impossible de subsister, de rien créer de stable et d’organique.
Le 3° verset nous le certifie : Et les premiers rois (ce qui signifie les rois d'Edom, les principes de la vie matérielle et confuse) moururent, et leurs aliments ne se trouvèrent plus (les moyens de subsister leur firent défaut), et la terre fut désolée (terre doit être pris ici dans le sens symbolique le nlus large, et signifie tout monde ou parlie de monde, et aussi bien une société qu'un monde ; en langage moderne nous dirions : le mieu où n’agissent que les principes de matière et de concurrence sans harmonie est en proie à la désolation, ces principes demeurent dans un état d’avortement et de mort perpétuels, et tous les appuis qu'ils cherchent se dissolvent et s'écroulent).
Cette ère douloureuse dure jusqu’à ce que « la Tête désirée de l’universel désir », c’est-à-dire la volonté de Dieu, Kéther, manifestation des initiatives que répand, sur ses créatures, l’Absolu, jusqu’à ce que la volonté de Dieu « ail préparé et communiqué des vêtements d'honneur », en d’autres termes, se soit adaptée aux âmeset aux mondes en leur communiquant ses attributs dans une forme susceptible d'être comprise et possédée, et de transformer, par imitation, les êtres à son image.
# LA k
SIPHRA DZÉNIOUTHA Dr On pourrait concentrer le sens des quatre versets comme voici :
Dans tout milieu, sidéral, planétaire, social, l’ère grossière et primitive où les êtres ne se modèlent pas sur la loi de Dieu est condamnée à la guerre et à la mort, les Puissances masculine et féminine s’y trouvent en discorde, et tous les efforts n'aboutissent qu’à l’écroulement et à l’impuissance. Cette ère finit lorsque Dieu s'exprime, dans la nature et l’humanité,par des Lois harmoniques qui adaptent l’Absolu à la compréhension du créé, et fondent la paix dans l’équilibre et l'Amour
céleste.
Pourquoi est-ce par le Siphra Dzénioutha que j'ai commencé à étudier le Zohar ?
Parce que le sens occulte des vingt-quatre premiers versets du Siphra Dzénioutha est la clef du Zohar entier.
— Je continue à exposer ce sens :
Traduction.
5. = Crrre BALANCE EST SUSPENDUE DANS LE LIEU QUI N'EXISTE PAS.