‹ La clef du ZoharChapitre 42 sur 81 · LA KABBALE NOUVELLE · texte numérisé non relu

LA KABBALE NOUVELLE

Nouvelle relativement au Zohar. Son représentant le plus glorieux, Isaac Loria (1), naquit en 1534 et mourut en 1572.

Ce qui distingue de la Kabbale ancienne, la rouvelle, c’est surtout le rôle très important assigné par celle-ci à l’Adam Kadmon.

Dans le Zohar proprement dit, on ne place au-dessus de Kéther, la Couronne, la première Séphire, que lInfini Iuimême : Aïn-Souph.

Mais les nouveaux kabbalistes, Isaac Loria et ses disciples, prétendent que, dans Aïn-Souph, mêlé à lui et cependant intercalaire entre lui et la Couronne, s'érige un Médiateur suprème, l’Adam Kadmon (2).

Adam Kadmon se révèle une sorte de synthèse des Séphiroth plus unifiée et transcendante que le déploiement des Séphiroth et antérieure à ce déploiement.

(4) On écrit aussi Luria (prononcer Louria).

(2) IL est déjà suggéré, dans le Zohar, implicitement, par l'unité originelle des Séphiroth et leur lien éternel avec Aïn-Souph. C’est pourquoi je n'ai pas hésité à me servir de la notion d'Adam Kadmon au cours de mes précédents commentaires sur les voies de la Sagesse (p. 47 du présent livre), Mais Loria a dégagé et accusé la notion implicite.

La formule : Séphiroth de la construction, pour désigner les sept dernières, est également en usage plutôt chez les kabbalistes postérieurs au Zohar. Je m’en suis servi dans les commentaires, parce que le fait, sinon l'expression, appartient au Zohar authentique, au Siphra Dzénioutha même. Je veux, en ce livre, donner une Clef. Si les nouveaux kahbalistes m’aident à la forger plus ferme, plus nette, plus ouvrante, je ne vois aucune raison de dédaigner leur concours.

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