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Les conformations de la Barbe (du Microprosope

(1) La Barbe du Microprosope qui acquiert, grâce à celle du Macroprosope, treize formes, n’en possède, par elle-même, que neuf. Nous avons vu plus haut que pour figurer les treize formes de la Barbe du Microprosope, on employait; écrites en Alphabet rétrograde, les paroles de Moïse qui, écrites en Alphabet direct, figurent les treize formes de la Barbe du Macroprosope. Pour signifier les neut formes qui sont propres à la Barbe du Microprosope, on emploie neuf paroles extraites du psaume 117 de David : (1° Dans la détresse j'ai invoqué Dieu ; 20 Et Dieu n’a mis au large ; 30 Dieu est pour moi ; 4° Dieu est pour moi et parmi mes aides ; 5° Il vaut mieux espérer en Dieu ; 60 I] vaut mieux se confier en Dieu; 7° (Dieu est pour moi). Je ne craindrai pas ce que peut me faire l’homme ; 8° Il vaut mieux espérer en Dieu qu'en l’homme ; 90 Il vaut mieux se confier en Dieu qu'en les princes). Les kabbalistes disent que, par ces neuf paroles, David atti-

rait à lui les neuf conformations du Microprosope et triomphait de ses ennemis.

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sé trouvent étré au nombre de Treize quand celle qui est su- Dérieure devient inférieure. (Quand la Barbe de Macroprosope répand sa lumière).

15 bis.— Dans celle qui est inférieure, dans celle du Microprosope elle-même, on ne découvre que neuf conformations. (L’explication à élé donnée à propos du verset 1 du chapitre IT.

46. — Les vingt-deux lettres sont figurées par les couleurs d'elles (des deux Barbes).

Non seulement lorsque la loi élait tracée, au Sinaï, par des feux noirs sur un feu blanc, mais aussi lorsqu’on la trace, par l'écriture ordinaire sur du parchemin blanc, puisque la Barbe inférieure est noire, et la Barbe supérieure blanche.

11. — De cétte Barbe, on doit entendre ce que l’on dit de celui qui voit en songe une Barbe : Lorsque quelqu'un réve qu'il saisit la Barbe d'un homme au-dessus de lui, c'est qu'il est en paix avec son Seigneur et que ses ennemis lui seront sounns.

18. — Bien plus, si c'est la Barbe supérieure. Car la lumière inférieure, issue de la supérieure qui est dans la Bénignité, s'appelle, chez le Microprosope, Bénignité simplement. Mais quand le Microprosope a besoin de lumière et que le Macroprosope vient à luire, alors le Macroprosope est appelé aïondant en Bénignité.

C’est toujours le Microprosope vivifié et apaisé par l’Ancien.

Les versets 19 à 21 parlent de l’œuvre génératrice qui s'opère dans le monde de Ruach :

49. — ZZ est écrit : « Que les eaux reptifient le reptile d'âme vivante. »

20. — Comme si l'on disait : 5. Car, lorsque la Inmière (du Père) s'étend dans la Mère, toutes choses font leurs productions en même temps : les eaux bonnes, les eaux mauvaises.

21. — EE, lorsqu'il est dif : syven, qu’elles aient la commotion vilale, l’un est inclus dans l'autre : le vivant supérieur, le vivant inférieur, le vivant bon, le vivant mauvais.

C’est l’action génératrice universelle, par analogie avec l’union en Dieu du Verbe et de l'Esprit.

La fécondité, même des êtres humains mauvais et des ani-

maux, n’est possible que par contre-coup de l’union pure, corporelle et divine de Chocmah et de Binah. e

Les versets 22 à 24 parlent de l'Homme supérieur divin et =

de l’homme inférieur terrestre :

22, — Et Dieu dit: Faisons l'homme. Où il n'es pas écrit: Cet homme, mais simplement l'homme par antithèse avec l'homme supérieur, qui a été fait dans le Nom parfait.

Il s’agit de l’antithèse entre l'humanité même et l'Homme supérieur formé par les Séphiroth, notamment par le Microprosope et son Epouse.

23. — Lorsque celui-ci était fait, celui-là aussi était fait, il était fait comme mâle et femelle pour que tout fût achevé.

24. — Lorsqu'il est dit : ji s'exprime la nature du mâle ; lorsqu'il est dit : pin, la nature de la femme.

Cela veut dire que l’union de Tiphéreth et de Malchut, du Microprosope et de l'Epouse est nécessaire pour qu’en haut la loi de Dieu soit complète, de même qu’en bas la nature humaine n’est complète que par l'existence simultanéede l’homme et de la femme. ee

Le mâle était donc étendu, et il était formé dans ses membres, de manière qu’il eût comme une puissance génératrice.

26. — Par la concentration de cette puissance (Â) les rois qui avaient été détruits obtinrent la stabilité.

C'est-à-dire que les forces génératrices de la loi de Dieu impartirent, dans le monde de Ruach, plus de stabilité aux éléments demeurés chaotiques dans le monde de Néphesh.

Ces éléments sont figurés par les « rois qui avaient été dé- {ruits », les rois d'Edom.

27. — Les rigueurs du mâle sont véhémentes au commencement, et elles s'adoucissent à la fin; et c’est le contraire chez la femme.

Cette observation est profonde au point de vue psychologique : autant qu’au point de vue magnétique.

Elle s’adapte ici à l’opération des principes expansif et attractif dans le monde de Ruach.

(1) Littéralement : « Comme un organe de la génération. » 26 « Par l’orifice de l’organe. » Mais nous savons qu'il ne faut pas attribuer un. sens physique et grossier aux symboles zoharites. La franchise, toute primitive, de l’hébreu ou du syro-chaldaïque ne doit pas nous abuser à cet égard.

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28. — jt. Les canaux de connexion sont immergés sous le tégument de lui. lod petit qui est trouvé dans la forme d'elle.

C'est encore une forme du nom divin, où le lod et le Hé appelés canaux de connexion sont écrits après le Vau et en conséquence regardés comme cachés, immergés, sous le tégument, le voile de lui, ce qui veut dire du Vau. Le Iod est donc petit et se rapporte à Iésod. On le retrouve dans le Hé qui se rapporte à l'Epouse.

29. — Mais, si les jugements doivent être mitigés, il faut rechercher l'Ancien.

Si l’on ajoute le premier Iod et le premier Hé, le nom précédent qui se rapportait plutôt à la rigueur s’imprègne de miséricorde (1).

Les versets 30 et 31 parlent du péché d’Eve et d'Adam.

30. — Le serpent venait sur la femme et 1l construisait en elle le nid d'impureté, pour faire le mauvais habitacle.

lod peut encore signifier Léviathan qui s'approche de Hé PEpouse, et le serpent qui vient vers la femme. C’est lod dans le inauvais sens, le démon rôdant autour de Malchut, en l’éther, ou venant séduire Eve, en ce monde.

Et c’est la chute de l’homme collectif ou individuel par communion avec le démon, spécialement la pratique de l’incubisme par la femme.

31. — Ainsi qu'il ést écrit : ET elle conçult et enfanta Kaïn, c'est-à-dire Kina, le nid de la maison des esprits mauvais et turbulents et de mauvaise rencontre.

Le péché d’Eve et d'Adam aurait donc été l’union incubique d’'Eve au démon, puis l’union d’Eve à Adam, Eve, étant alors habitée fluidiquement par un succube. Dans ces circonstances aurait été conçu Kaïn.

Les versets 32 à 36 parlent de l'Homme supérieur et des couples divins.

4) Plus clairement : Dans la forme Vau, lod, Hé, le Iod et le Hé dépendent du Vau, le Iod ne signifie que le lésod du Vau, du Microprosope, et ce Jod petit (moins important que celui qui signifie le Père et l'Ancien des Jours), est uni au Hé d’en bas signifiant l'Epouse. On retrouve, d'ailleurs, un Iod petit dans la forme même de la lettre Hé (ñ = 77). Et tout cela se rapporte plutôt à la rigueur, à Iésod et Malchut. Il faut ajouter le Iod et le Hé d'en haut pour avoir la miséricorde.

39. — 11 (ce nom) est restitué en cet homme (supérieur) e£ dans les deux (A) le Père et la Mère, le Microprosope et l'Epouse), en genre ef en espèce.

Voilà, en contraste avec l’Adam inférieur déchu, lAdam supérieur et ses deux couples.

33. — Ils sontcontenus, tanten généralité qu'en Spécialité, cuisses el bras, droite et gauche.

34. — Celui-ci(le couple supérieur) est divisé en ses côtés : mais (dans l'autre couple) le mûle est formé avec la femelle. 7

35. — Lod est le mâle, Hé, la femelle, Vau (l’androgyne) comme il est écrit : Îl les créa mâle et femelle, 1l Les bénit et il leur donna le nom d'Adam.

C’est donc l'Homme supérieur qui rachètera l'hommeanférieur déchu.

36. — Ainsi la forme et la personne de l'homme étaient assises sur lé Trône, et il est écrit : Et, sur la ressemblance du Trône, il y avait la ressemblance comme de la figure d’un homme, sur le plus haut degré.

Dans la prophétie d’Ezéchiel, apparaît, sur le Trône de saphir, une figure d'homme. Elle représente le Messie, le Verbe incarné, le Microprosope de la Kabbale. Et, en même temps, elle évoque toutes les formes symboliques humaines de Dieu : le Père de la Trinité chrétienne, vieillard impérial et pontifical érigé dans les nuées, Ancien des Jours de la Kabbale, le Verbe éternel, Chocmah de la Kabbale, uni à l'Esprit-Saint, à Binah, Couple idéal et transcendant et enfin l'Epouse du Messie, Malchut, hantée de l’Esprit-Saint. Le Christianisme et la Kabbale s'accordent à proclamer la rédemption de l'Humanité déchue par l'Humanité-Dieu.

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