‹ La Coagulabilité Du Sang Mesurée Dans Le Plasma SaléChapitre 12 sur 59 · AD · texte numérisé non relu

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coagulation, nous devons le retrouver à peu près le même dans le sérum N: il est toutefois à prévoir que nous le retrouverons plus faible encore, car il est maintenant dilué (nous avions mis 1 partie de sérum V pour 9 parties de plasma dilué). Ajoutons le sérum N à du plasma s. d. oxalaté : il le coagule en 3 minutes! Le sérum V coagulait le plasma s. d. oxalaté en 3 heures. Assurément le sérum N n’est pas une dilution du sérum V. Il est infiniment plus riche en ferment. Et c’est cette abondance inattendue de ferment qui explique la coagulation si rapide du mélange de plasma s. dilué et de sérum vieux. Ce ferment nouveau est Le ferment qui devait naitre dans le plasma dilué spontanément. En effet, si immédiatement après les 40 minutes nécessaires à la coagulation spontanée d’un plasma s. dilué on prend le sérum de cette coagulation, et qu'on l’ajoute à du plasma s d. oxalaté dans les proportions où l’on ajoutait tout à l'heure le sérum N, on obtient encore un caillot en 3 minutes. C'est donc bien la meme quantité de ferment, c’est le meme ferment dans le sérum N et dans le sérum de coagulation spontanée. Seulement dans le dernier le ferment s’est fait et a agi en 40 minutes, dans le premier en 3 minutes grace à l’excito-production qu'à déterminée le sérum V (1).

(1) Voici l'expérience de Bordet et Gengou textuellement rapportée :

«Cowmencons par nous procurer du sérum par coagulation spontanée et détibrination d'un mélange de quatre parties d’eau distillée et d'une partie de plasma salé à 5 ‘/,. Attendons un certain temps (# ou 5 heures par exemple; au reste l'expérience donne les mêmes résultats si l’on se sert de sérum âgé d'un jour ou davantage), au bout duquel le sérum oxalaté à 1 ‘lo ne coagule plus que fort lentement (2 ou 3 heures environ), volume égal de plasma dilué oxalaté également à 1 °/,,. Appelons ce sérum vieilli, sérum V.

À ce moment versons dans un tube A, #/10 de centimètre cube de sérum V et dans un tube B, 4/10 de centimètre cube de la solution de NaCI à 1°},; on peut aussi mettre dans ce tube B, au lieu de cette solution, 4/10 de centimètre cube de sérum V rendu inactif par un chauffage préalable à 58. Préparons ensuite une certaine quantité de plasma dilué par mélange d’un volume de plasma salé à 5 °}, (identique à celui dont on s’est servi pour obtenir le

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Ce qui montre encore que le sérum vieux agit sur le proferment, c’est que son influence n’est plus manifeste

sérum V), et de quatre volumes d’eau distillée. Dès qu'il est obtenu, versons-en % centimètres cubes dans le tube A et dans le tube B.

La coagulation s'effectue très rapidement, en £ ou # minutes, dans le tube A ; dès qu'elle se montre défibrinons au moyen d’une baguette de verre; pour que tout soit comparable, pratiquons la même opération sur le liquide B (il ne s’agit ici que d'un simulacre de défibrination, car ce liquide ne se coagule pas à ce moment). Attendons encore quelques minutes, pour être certains que le sérum obtenu au dépens du liquide A ne se coagule plus (ce dont on assure d’ailleurs encore ultérieurement); appelons ce sérum récemment formé, sérum N ; quant au plasma dilué du tube B, il ne s’est point modifié, car une dizaine de minutes seulement s’est écoulée depuis que le plasma salé a été mêlé à l’eau distillée.

Prélevons alors 9/10 de centimètre cube du sérum N, que nous versons dans un tube C contenant déjà 1/19 de centimètre cube d’oxalate sodique à 1 °, ; transportons de même, quelques instants après, 9/10 de centimètre cube du liquide B dans un tube D contenant la même dose d'oxalate; enfin, mélangeons encore dans un tube E des doses correspondantes d'oxalate et de sérum V (identique à celui dont on s’est servi au début de l'expérience).

Laissons, dans les tubes C, D, E, le contact avec l’oxalate se prolonger pendant le même temps (5 ou 7 minutes par exemple) au bout duquel nous versons, dans chacun de ces 3 tubes, 1 centimètre cube de plasma dilué oxalaté à L °/ (préparé encore au dépens de la même provision de plasma salé à 5 °/,). Le contenu du tube C se coagule en bloc en 3 minutes environ; celui du tube D reste indéfiniment liquide; celui du tube E ne se coagule que très lentement, au bout de 2 à 3 heures par exemple.

Mais bientôt le liquide B subit la coagulation spontanée; défibrinons-le et éprouvons le pouvoir coagulant de ce nouveau sérum (ou l’oxalate comme il a été dit précédemment) sur le plasma oxalate; en même temps recommencons le même essai pour ce qui concerne le sérum N. Nous constaterons que ce dernier s’est déjà affaibli (en raison de la conservation) et que la coagulation, sous son influence, du plasma oxalaté exige environ 15 minutes; actuellement, le sérum le plus actif, capable de coaguler le plasma oxalaté en 3 minutes environ est celui qui provient du tube B, et qui est donc le plus récemment obtenu; il s’atfaiblit du reste ultérieurement comme le fait le sérum N.

L'expérience ci-dessus résumée démontre nettement que l'addition d'un peu de sérum à du plasma dilué a comme conséquence la transformation rapide en ferment du proferment du plasma, transformation qui ne se serait accomplie sans le secours du sérum qu’au bout d’un temps beaucoup plus long. Du fibrinferment de nouvelle formation, et par conséquent très actif à l'égard du plasma oxalaté, apparait en abondance; à ce moment, le même plasma, non additionné de sérum, ne renferme encore aucune trace de fibrinferment.

En d'autres termes, du plasma dilué auquel on ajoute un peu de sérum V, et qui se coagule, fournit, en un laps de temps bien inférieur à celui qu'aurait exigé, en l'absence du sérum, la transforma ion du proferment, un sérum N qu'on ne saurait considérer comme une simple dilution du sérum V dans un liquide inerte.Les deux tibrinferments, celui qu'apporte le sérum V, celui qui

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