‹ La Coagulabilité Du Sang Mesurée Dans Le Plasma SaléChapitre 13 sur 59 · AA · texte numérisé non relu

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en milieu décalcifié. Le sérum vieux n'intervient plus alors que par le peu de ferment qu'il a conservé actif; et il réalise la coagulation d’un volume égal de plasma s. d. oxalaté en 2 ou 3 heures Et si l'on veut prendre le sérum de cette coagulation, si l’on défibrine et qu'on éprouve ce sérum immédiatement, encore frais, comme on éprouvait tout à l'heure Le sérum N sur le plasma s. d. oxalaté, on constatera que ce nouveau sérum ne coagule le plasma s. d. oxalaté qu'en 1 ou 2 jours. En comparaison du sérum V le ferment a donc diminué de quantité. Cette fois c’est bien une simple dilution du sérum V. D'autre thrombine ne pouvait se former dans ce milieu décalcifié, meme avec le secours du sérum excito-producteur.

De la même manière que dans le plasma s. dilué pur on peut, dans le plasma s. dilué additionné de sérum, non seulement prévenir mais arrêter la production du ferment du plasma qui, pour être précoce, n’est pas instantanée; en ajoutant de l’oxalate immédiatement après le sérum ou dans la minute qui suit, on arrive avant que le ferment du plasma ne soit apparu, ce qui ne laisse au mélangé, pour coaguler, que le ferment du sérum. Celuici étant vieux, la prise en caïllot se fait attendre un jour ou deux.

En se tenant à ces résultats, la formule est simple : Le plasma salé qu'on dilue d’eau distillée, produit du fibrinferment au dépens de son proferment, par un travail lent vient de se former, se distinguent l'un de l’autre par leur âge, c'est-à-dire par

leur pouvoir coagulant en milieu oxalaté, ainsi qu'en témoigne la comparaison des tubes C et E,

Ajoutons qu'il se produit, sous l'influence excito-productive du sérum V, autant de fibrinferment qu'il s'en forme normalement dans la coagulation spontanée.

En effet, le sérum N se montre, lorsqu'il est bien frais, tout aussi actif que le sérum également frais, résultant de la coagulation spontanée du liquide B. Il est fort vraisemblable que la transformation affecte, dans l’un et l’autre cas, la totalité du proferment. »

qui ne s'achève qu'après une demi-heure, qui ne s'engage et ne se poursuit qu'avec la présence continue du calcium. L'intervention d’un peu de sérum facilite la transformation du proferment, qui devient beaucoup plus rapide, tout en restant soumise aux mêmes nécessités de milieu.

Néanmoins il est bon de connaître les résultats opposés que peuvent donner les mêmes expériences exécutées d’une facon à peine différente.

Le procédé des expériences précédentes était celui-ci :

On oxalate 1 centimètre cube de sérum vieux à 1 °,,; on oxalate | centimètre cube de plasma s. d. à 1 °},.; on mélange les deux. Dans ces conditions le milieu est oxalaté à 1 °,,, l'excito-production ne peut s'exercer, et le sérum ne vaut que par sa thrombine propre; aussi le mélange ne se coagule-t-il qu'avec une extreme lenteur. Opérons autrement : qu'on oxalate à 2 °|,, L centimètre cube de plasma salé dilué; puis, qu'on ajoute 1 centimètre cube de sérum vieux. Le mélange est encore oxalaté à 1°... Pourtant il se coagule en quelques minutes.

Pour connaitre le role du calcium, la première manière est évidemment la bonne. Et la formule à laquelle elle conduit est vraie. Mais la deuxième est intéressante ; on y voit l’excito-production obtenir son effet (non complet sans doute (1) mais avancé déjà) plus vite que l’oxalate n'obtient la décalcification complète. Un liquide introduit (sérum) a prêté son milieu aux éléments d’un liquide recevant (plasma) et les en a fait bénéficier pendant quelques instants.

L’excito-production n’est pas spéciale au sérum de

(1) Ce n'est pas en 3 minutes exactement, comme dans un plasma s. dilué gardant sa chaux, mais en quelques minutes, que le sérum produit la coagu-

lation.

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plasma salé. Son action se retrouve dans le sérum naturel.

Le sérum posséde done deux propriétés distinctes ; l'une s'exerce directement sur le fibrinoyene, l'autre s'exerce sur le proferment qu’elle pousse à la transformation en ferment. La première disparait en quelques jours dans le sérum naturel, en quelques heures dans le sérum de plasma salé; la deuxième persiste, on pent dire entière, pendant beaucoup plus lonstemps, car, plusieurs jours après qu'on a recueilli le sérum, on y retrouve encore une excitoproduction très puissante.

Mais malgré cette inégalité de résistance aux causes de destruction ou d’affaiblissement, Bordet et Gengou pensent que les deux propriétés doivent etre attribuées à un seul principe, le ferment; car le chauffage agit également sur toutes deux, la température de 58° supprime l’excito-production d’un sérum en meme temps que son action de thrombine; et l'excito-production n'est pas manifeste dans le plasma dilué, et n’apparaitrait done,

comme le ferment, que dans le sérum.

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