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0,7 °}, — coagulé en 90 minutes.
0,45 °, — — en 2 heures.
La vitesse moyenne de coagulation du plasma A serait de 94 minutes, celle de B de 100 minutes. Il est évident qu'il existe entre eux plus qu'une différence de vitesse de
6 minutes sur un temps d’une heure et demie : à 1 ‘|, l'an coagule, l’autre non.
La vitesse de coagulation ne peut donc entrer qu’en partie dans l'appréciation de la coagulabilité. On ne tiendra compte, pour une expérience, que de la première dilution coagulée. Peu importe que celle-ci ne soit pas invariablement à la concentration de 0,7 ‘|,, que la première coagulée puisse être parfois la dilution salée à 1 °}, ou à 0,55 °|,; la vitesse de cette première coagulation donne évidemment la mesure de ce qu’un plasma est capable de réaliser dans les conditions les plus favorables.
On trouve un deuxième élément d'appréciation dans les limites de concentration saline entre lesquelles la coagulation est possible. Nous avons vu déjà deux plasmas coaguler entre 1,25 °}, et 0,45 °{,; et, nous l'avons dit, ce sont les limites de coagulabilité normales; un autre plasma coagulait seulement entre 1 et 0,45 °|,, un troisième entre 0,7 et 0,45. On trouve des plasmas dont une seule dilution coagule dans toute la série. On en trouve quelques-uns qui sont tout à fait incoagulables. Les différences sont donc bien accusées.
C’est aux limites de coagulabilité qu'on accordera la plus grande valeur; elles indiquent des différences plus grosses. Assurément l'opposition entre coagulé et incoagulable a un caractère absolu qui ne se trouve pas dans une inépalité de vitesses ; aussi n’a-t-on plus à craindre là des irrégularités de hasard. Une seule fois nous avons vu un plasma dont une dilution, à 1 °},, restait liquide entre deux dilutions coagulées. Ainsi un avantage qui fera préférer cet élément d'appréciation, est la sécurité avec laquelle on peut accepter les résultats d’une unique expérience.
Mais les limites de la coagulabilité concordent à peu
Et
près dans leurs variations avec les inégalités de vitesse de la première coagulation. On remarquera, sur les exemples donnés, que dès que ces limites se resserrent, la première coagulation devient plus lente. À cause de cette concordance, nous aurions cru avoir tort en négligeant l'élément de vitesse, comme trop sujet à varier. Nous dirons plus loin jusqu'où vont ces variations. Avant tout il faut, puisqu'on mesure la durée d’un phénomène, convenir du signe qui marquera sa fin, savoir reconnaître que la coa-
gulation est accomplie.
Lorsqu'on regarde dans un tube de plasma dilué de quelle façon commence et progresse le travail dela coagulation, il faut toujours attendre au moins 10 à 15 minutes avant de pouvoir observer un phénomène quelconque. Au bout de ce temps on constate, en inclinant le tube, que le plasma a toujours la même fluidité; mais le long de la ligne circulaire où la surface du liquide rencontrait la paroi, on trouve sur le verre une trainée gélatineuse courte d’abord, puis, une minute après, plus longue, et bientôt dessinant une bague complète. C'est la fibrine. Il y a dès ce moment du fibrinferment dans le plasma. On pourra suivre les progrès de la gélification qui se propage audessous de la bague primitive pour former contre le verre un sac transparent, et qui s'avance en même temps à la surface du plasma. Avant que le centre de cette surface soit pris, on peut quelquefois, par le diaphragme gélatineux encore ouvert, vider tout le contenu liquide du sac presque achevé. Le diaphragme se ferme. La formation
de la fibrine progresse alors de haut en bas; un disque