‹ La Coagulabilité Du Sang Mesurée Dans Le Plasma SaléChapitre 16 sur 59 · ACER · texte numérisé non relu

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blanchâtre apparaît sous la surface et s’épaissit peu à peu. À un moment l'épaisseur du disque — sa solidité par conséquent — suffit à porter le poids du liquide si on renverse le tube; rien ne s’écoule. Enfin le voile fibrineux, gagnant toujours, envahit le fond et la masse entière ; et la prise est totale.

On voit qu'il n y a dans cette marche par degrés, même après que du fibrinferment existe, rien d’explosif. Il fari toujours plus de 5 minutes, après l'apparition des premières traces de fibrine à la paroi, pour qu’on puisse renverser le tube sans que le disque superficiel s’effondre. Et il faut encore quelques minutes ensuite pour l'achèvement de la coagulation.

Il semblerait assez logique de distinguer deux phases, que sépare nettement l'apparition de la première trace de fibrine, indice de l'existence du fibrinferment. Dans la première phase le ferment s’élabore, dans la seconde il agit.

Mais considérons la marche de la coagulation dans la série des concentrations salines d’un plasma. La dilution à 0,7 °|, coagule la première; et pourtant ce n’est pas elle qui possède la première sa bague ou sa trace gélatineuse à la paroi; les dilutions à 1 °/, et à 1,25 ‘|, la possèdent en

général avant elle.

Dans un plasma nous noterons :

à 1,25 °/, une trace de fibrine après 16 minutes et la coagul. après 50 minutes. HUE — 24 — — 39 —

Ainsi plus le plasma serait dilué, plus la phase d’élaboration du ferment serait longue, mais plus la phase d'action serait courte. Plus il y aurait d’eau ajoutée au plasma, plus le ferment naîtrait difficilement (ce qui est en contradiction avec d’autres expériences sur le plasma salé) et

plus il agirait vite (ce qui est en contradiction avec ce

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