‹ La Coagulabilité SanguineChapitre 12 sur 48 · SAP · texte numérisé non relu

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1° Il est certain que dans les états hémophiles, et dans quelques rares formes hémorragipares des maladies infectieuses, on peut observer et vérifier par des examens répétés, que le sang met in vitro un long temps à coaguler. Ici, c'est le vice de la coagulation qui est au premier plan du syndrome morbide. Au contraire, dans la plupart des autres maladies les modifications de la coagulabilité sont minimes et au second plan.

Il était naturel, a priori, qu'un phénomène aussi grossier, aussi rapide, aussi «explosif » que la solidification d'une masse sanguine ne permette pas dans ces dernières de percevoir des différences de rapidité dans la coagulation.

2 Il est des maladies où le trouble de la coagulabilité est évident, même in vitro : par exemple, irrétractilité dans les syndromes purpuriques. Or, nous verrons que souvent la vitesse de coagulation de leur sang est souventidentique à celle de sujets sains.

3° Inversement, on peut trouver des sangs à coagulation nettement retardée chez des sujets absolument sains. Tous les auteurs qui se sont occupés de la question, ont vu des sujets pris comme témoins normaux et dont le sang mettait in vitro, 17, 20, 30 et même 50 à se coaguler!

Ces sangs présentent comme nous le verrons l'aspect de coagulation dite « plasmatique », « indice; dit Hayem, d’une coagulation très lente ».

Nous en avons ainsi trouvé un bon nombre dont le temps de coagulation sanguine in vitro excédait 25 minutes. Prétendre que ces limites sont normales,

c’est détruire toute la valeur du coefficient « temps » en matière de coagulation. ;

4° Parmi les maladies où le sang est long à se coaguler, il faut ranger la pneumonie, le rhumatisme articuaire aigu. Dans ces maladies « phlegmasiques », la vitesse de coagulation in vitro est généralement retardée. C’est pourtant là le type des maladies à «sang couenneux », à « hyperinose », à coagulabilité forte, celle à qui Hayem attribue les réseaux fibrineux du type m 1, les plus forts. |

Il n’y a donc aucun rapport, dans ce cas, entre coagulabilité et temps de coagulation.

5° Nous avons vu qu’une simple diminution de calibre du tube récepteur faisait varier la vitesse de coagulation.

Nous pensons que ces faits enlèvent au facteur « femps ou vitesse de coagulation in vitro » (dans les maladies non hémophiliques) toute signification certaine, quant à l'appréciation de la coagulabilité.

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