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Seuil C.C Même vivacité de la rétraction que précédemment.
Mme B... (Hôtel-Dieu), 38 ans.
Masse fibromateuse sans hémorragie, vérifiée par l’opération. Sang pur 7 minutes. Indices.
0 & 2 1,33 1 0,80 | | Sn | CC:n
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Ainsi ces fibromes, avec saignements abondants et répétés, présentaient une coagulabilité sanguine augmentée. D'autre part, des fibromes avérés n’entraînant pas d’hémorragie ont généralement présenté une coa-
gulabilité normale.
Nous nous croyons en droit de conclure que ce n'est pas le fibrome lui-même (par les produits qu'il peut déverser dans l'organisme?) qui provoque l’hypercoagulabilité, mais bien les hémorragies qu'il occasionne.
Cette hypercoagulabilité est probablement de même ordre que celle que nous avons vue apparaître chez les chiens saignés en série.
Si nous avons insisté sur ces faits, c’est d’abord parce que nous ne croyons pas qu'on ait pu jusqu'ici démontrer et mesurer l’hypercoagulabilité dans des cas pathologiques.
Ensuite, parce que nous saisissons là une perturbation de la coagulabilité de pathogénie très simple.
Enfin, parce qu'au point de vue pratique, l’état du sang des femmes atteintes de fibromes, a attiré l’attention de tous les chirurgiens, par suite de la fréquence des accidents emboliques survenus chez ces malades. Certes, la thrombose veineuse peut s'expliquer par la compression locale créée par la tumeur. Mais cette explication n’est pas valable, quand on voit des fibromes, petits, mobiles, donner lieu à des thromboses veineuses ou à des embolies subites, après l'opération.
Nous n'avons pas assisté, chez les sujets où nous avons pu constater l'hypercoagulabilité, à de pareils accidents. Mais il serait intéressant de rechercher si les accidents précités surviennent surtout quand l’évolution du fibrome a été marquée par une longue période de saignement.
Enfin, au chapitre de la thérapeutique, nous verrons si nous disposons d'agents susceptibles de lutter contre
le vice sanguin; il y aurait {à une méthode de prophylaxie préopératoire à appliquer, comme cela a déjà été proposé, en France (1) et à l'étranger.
(Certains chirurgiens allemands ne pratiquent pas d'opérations abdominales, sans s’être assurés de l’état de coagulabilité du sang, — d'ailleurs, par un procédé insuffisant, basé seulement sur l'étude du « temps » de coagulation) (2).
(1) Cnanremesse. Bullelin Médical, 1909.
(2) Katzenkin-Fuld. Société berlinoise de Chirurgie, juillet 1912.