L'APPRÉCIATION DE LA COAGULABILITÉ ESSAIS DE MESURE
L'étude de la coagulation dans les maladies est peu avancée, et pourtant les tentatives en ce sens ont été nombreuses.
Depuis l’examen direct du sang coagulé dans le vase à saignée, à la façon des anciens médecins, un grand nombre de procédés ont été proposés. Nous pensons qu’à part certains cas exceptionnels (grands syndromes hémorragiques) ils ne remplissent pas leur but.
Tous prétendent apprécier la coagulabilité par la vitesse que met le sang à se prendre en masse. Ils ne diffèrent que par la complexité des techniques.
Vierordt (1) décrit un procédé connu sous le nom de procédé du crin ou du cheveu.
11 recueille le sang au doigt dans un tube fin de 1 millimètre de diamètre et de 5 centimètres de long. Puis, il tire de temps en temps une partie d’un crin de cheval qui parcourt toute la longueur de ce tube capillaire plein de sang. Tant que le
(1) Die Gerinnungsrut des Blutes in gesunden und kranken Zustanden. Arch. f. Heilk, 1878.
au
AQU sang reste liquide, le crin reste blanc. Quand la coagulation commence, le crin sort du tube rougi; quand la coagulation cesse, le crin sort de nouveau blanc.
Normalement, il trouve ainsi que la coagulation dure 9 minutes, à partir de la prise au doigt. Il trouve peu de différences dans les maladies diverses qui abrègent légèrement d'une façon générale ce temps de coagulation.
De Mutach a compliqué, sans grand résultat, ce procédé du crin de Vierordi, en plaçant le crin dans une cellule à rigole spéciale surmontée d'une loupe pour permettre d’apprécier plus finement les changements de coloration du crin.
Biffi (1) présente un appareil qu'il appelle l'Hémo-gélomètre.
Il se compose d’un fil métallique enroulé de façon à former de petites anses successives. Chaque anse vient prélever du sang frais d’une piqüre au dpigt. Le tout est introduit dans un vase maintenu à tempéralure constante el contenant de l'eau dans sa partie inférieure. A intervalle fixe, on enfonce le fil métallique de façon que les anses viennent, l’une après l'autre, plonger dans l’eau. D'abord non coagulé, le sang s’y répand en nuages. Puis, il donne des anneaux pleins qui tombent dans le fond du vase et indiquent la prise du sang commençante. Enfin, des disques perforés quand la coagulalion est achevée.
Par ce procédé, la coagulation à l'état physiologique dure de 7 à 10 minutes.
Schullz a présenté un coagulomètre à perles d'inspiration identique. C'est un tube de verre mince, à renflements et rétrécissements régulièrement disposés, qu'on emplit de sang et dont on brise de temps en temps une des perles dans l’eau
Jusqu'au moment où le sang, y restant inclus, indique la coagulation achevée.
(1) Procidimendo sencillo para determinar la coagulabilidad de la sangre. Institut d'hygiène de Lima. La Cronica medica. Juin 1904.