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Considération d’un brouillard moyen

Nous serons amenés, dans ce qui va suivre, à effectuer quelques calculs numé-

riques afin de préciser l’ordre de grandeur des actions à prévoir. Pour simplifier, nous plaçant dans le premier cas, nous supposerons :

L = 300 m, R=50%m; p — 1 m/sec.

Nous considérerons, chaque fois, un même brouillard, que nous appellerons — par pure convention — « brouillard moyen » et dont les caractéristiques seront es suivantes :

@) Un troisième cas qui tient à la fois des deux premiers est la dissipation au-dessus d’un navire porteavions : l’appareillage serait placé à l’avant. La portée peut être faible, mais la vitesse w' demeure élevée.

masse par unité de volume, 1 g/mÿ;

rayons des gouttelettes, 5°;

nombre de gouttelettes par centimètre cube, 1900;

distance moyenne des gouttelettes, 0,8 mm;

vitesse de chute, 3 mmy/sec;

charge électrique, 5oo unités élémentaires — 500 X 4,797.10719 ues. (1).

6. Vue d'ensemble sur les procédés de dissipation du brouillard.

Ces procédés, théoriquement très nombreux, peuvent se classer en trois catégories :

19 Déplacement des gouttelettes.

Des divers procédés utilisables, le seul qu’on puisse retenir (à part le déplacement obtenu par ventilation, qui exigerait une énergie élevée), est celui qui consiste à agir sur les gouttelettes à l’aide d’un champ électrique. Ce serait, en somme, l’analogue, à grande échelle, des procédés de dépoussiérage électrique. Mais ce changement d’échelle semble précisément en rendre l'application difficile en raison des dimensions de l’appareillage.

Quel que soit d’ailleurs le mode d’action envisagé, un calcul élémentaire montre que la puissance exigée par le déplacement des gouttelettes en régime laminaire est élevée : avec les données numériques indiquées plus haut, il faudrait une puissance de l’ordre de 350 kW utiles pour déplacer le brouillard vers le bas, à une vitesse de 30 cm/sec (?).

2° Évaporation des gouttelettes.

Elle peut s'effectuer de deux façons :

a. Par échauffement. à

Ce procédé exigerait une quantité de chaleur très importante (18 tonnes de charbon à l’heure dans les conditions précitées). Il aurait, en outre, l'inconvénient de ne pas éliminer définitivement les gouttelettes qui, après évaporation, pourraient très rapidement se condenser de nouveau.

b. Par abaissement de la tension de vapeur.

Les procédés de ce genre échappent aux deux critiques précédentes. Pour les raisons qu’on verra plus loin, nous les rangerons parmi les procédés de coalescence indirecte et les étudierons au Chapitre IX.

() Chiffres déduits de relevés faits par Wigand. Le brouillard « moyen » est déjà très opaque.

(?) Pour être complet, il faudrait ajouter aux procédés de cette catégorie ceux qui consisteraient à agir sur le coefficient de viscosité de l’air de façon à accélérer la chute des gouttelettes. Cette action, qu’on pourrait faire intervenir aussi dans les méthodes par coalescence, reste actuellement du domaine de la spéculation pure.

30 Coalescence des gouttelettes.

Restent les procédés par coalescence qui présentent une grande variété. Ils consistent à rassembler les gouttelettes de manière à augmenter leur poids et à les faire tomber sous l’action de la pesanteur.

Ils présentent sur les procédés précédents une certaine supériorité, mise en évidence

par les considérations suivantes :

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