Supériorité des procédés par coalescence
1° Tout d’abord, un certain nombre de facteurs naturels tendent à favoriser la coalescence : l’agitation due au vent, l’agitation moléculaire (pour les gouttelettes dont le rayon est inférieur à 4 p), l'attraction électrique induite par le champ terrestre, l’attraction hydrodynamique. Cependant. l’électrisation des gouttes par ionisation tend à les maintenir éloignées. |
20 La puissance à fournir est beaucoup plus faible que dans les autres procédés. En effet, pour le brouillard moyen, le trajet que doit effectuer chaque goutte sera de 0,4 mm : le travail absorbé par les résistances passives (viscosité) sera donc faible.
En réalité, le travail d'évacuation du brouillard dans les procédés par coalescence est emprunté surtout à la pesanteur.
30 Dans le cas où le brouillard ne serait pas éliminé de façon complète, la coalescence présente, sur les procédés de déplacement, l'avantage de l’éclaircir notablement. En effet, la visibilité est donnée par la formule de Trabert [11, 12] :
V, distance de visibilité en mètres;
C, 6 environ;
a, rayon des gouttelettes en microns; m, masse en grammes par mêtre cube.
La coalescence augmentant a sans changer m, la visibilité augmente comme a, c’est-à-dire que si nous partons du brouillard moyen (a,—5p), au moment où le brouillard est transformé en bruine (a — 5o m), la visibilité est déjà décuplée ().
4° La coalescence permet aussi, dans certains cas, de précipiter les particules solides des brouillards de fumée.
En raison de leur supériorité, ce sont les procédés de coalescence qui sont l’objet du présent travail.
@) Dans le cas d’une dissipation par évaporation, a et m diminuent simultanément, car m est proportionnel au cube de a. Dans ce cas, la visibilité varie comme a? et non plus comme a.