Procédés de coalescencs
La coalescence peut être directe ou indirecte. Elle est directe quand les gouttelettes se réunissent entre elles; indirecte quand elles se fixent sur des corps étrangers introduits à cet effet dans l'atmosphère.
Il résulte de cette définition même que la coalescence indirecte exige le transport, la projection et la consommation de substances appropriées, ce qui peut être, dans certains cas, coûteux et peu pratique. Enfin, elle ne permet pas l’éclaircissement du brouillard en avant d’un véhicule, Elle peut être provoquée par les procédés suivants :
19 Projection de particules électrisées (effet Coulomb); 20 Projection d'eau pure non électrisée; 30 Procédés abaissant la tension de vapeur :
a. Projection d'eau froide;
b. Projection de gouttes d’eau électrisées (effet Rayleigh-Thomson); c. Projection de produits hygroscopiques.
Dans le cas de la coalescence directe, il faut faire naître des actions. qui déterminent, entre les gouttelettes, des attractions les obligeant à s'unir. La coalescence directe ne consomme pas de matières premières, mais nécessite une source d'énergie mécanique ou électrique; elle permet la dissipation en avant d'un véhicule. Les principaux procédés susceptibles de la produire sont indiqués ci-dessous :
10 Procédés mécaniques entraînant la turbulence de l'air (1) (cités seulement pour mémoire);
20 Champs et étincelles électriques (Chap. VID);
30 Ultrasons (Chap. VII.
De ces considérations découleront les applications possibles de ces deux modes d'action. Toutefois, les procédés par coalescence directe semblent, a priori, les plus intéressants. Aussi leur avons-nous consacré la majeure partie du présent travail, nous limitant à une étude rapide des procédés par coalescence indirecte au Chapitre IX.
C) Nous nous bornerons à signaler que l'on a obtenu quelques résultats par l’action d’explosions très violentes, ou même par l'effet des remous provoqués par des hélices d'avions. Mais ces procédés ne sont pas d'une application pratique ou d’une efficacité certaine.
Cependant, la turbulence qui accompagne accessoirement certains procédés, est de nature à favoriser la coalescence, ainsi que nous le verrons plus loin.