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Mesure du rayon moyen

Nous nous sommes donc bornés à relever la vitesse moyenne de chute, ce qui donnera le rayon moyen des gouttelettes (PI. XI), en notant que, pour les vitesses relevées, la formule de Stokes peut être employée, la correction due à la formule de Cuningham étant insignifiante. On voit ainsi que

Pour les brouillards non ionisés. — a. Le diamètre des gouttes décroît quand la pression avant détente augmente (résultat classique). Il est de 6x pour une détente de 300 mm.

b. La vitesse de chute est constante. Il n’y a donc pas d’évaporation sensible CRIEND):

c. La durée du brouillard augmente avec la pression avant détente (PL. XIT).

Pour les brouillards ionisés (avec la bobine de 500 W). — a. La vitesse de chute et le diamètre deviennent faibles et à peu près indépendants de la pression : on a pratiquement toujours un diamètre de 3.

b. La vitesse de chute augmente légèrement en fonction du temps. Il n'y a donc pas d'évaporation sensible, mais plutôt même une certaine coalescence, facilitée ici par le grand nombre de gouttes par unité de volume et provoquée par les causes naturelles déjà énumérées au Chapitre I. Cette coalescence, notons-le, est une nouvelle cause d'erreur dans le relevé des courbes de répartition statistique.

c. La durée du brouillard est peu affectée par la pression.

Avec des ionisations faibles (bobine de 5o W), on a des résultats intermédiaires (non représentés sur la planche). La durée des brouillards et la grosseur des gouttes varient un peu avec la pression.

33. Mesure de la masse d’eau condensée m par unité de volume.

L'idée la plus simple consiste à peser la coupelle, avant et après avoir recueilli les gouttelettes, à l’aide d’une balance sensible au dixième de milligramme, Il faut naturellement prendre les précautions d'usage pour éviter toute erreur et notamment ne manipuler la coupelle qu'avec des pinces et l’enfermer pendant les pesées dans un flacon à tare afin d'éviter toute évaporation intempestive. Ici, la dissolution des gouttes dans l’huile n’est plus gênante et les mesures sont possibles.

Les valeurs de la masse m sont données par le tableau de la planche XIII. Elles concordent d’une façon assez satisfaisante, lorsqu'il n’y a pas d'ionisation, avec - celles obtenues par l'application des formules de thermodynamique donnant le poids d’eau condensée par détente d’une atmosphère d'air saturé. Elles sont, au contraire, très supérieures à celles-ci dans le cas de l'ionisation, et des mesures

répétées nous ont prouvé qu'il ne s’agissait pas d’une erreur. L’explication de cette anomalie peut être trouvée dans l'élévation importante de température produite par le passage de l’étincelle ionisante : la température de départ à introduire dans ces formules n’est donc pas la température ambiante, mais lui est très supérieure. Cette élévation de température, qui croît avec l’écartement des électrodes, explique le rôle de ce dernier facteur, dont nous avons vu, au Chapitre V, l'influence sur la formation du brouillard. Elle atteint des valeurs de 30° et même 5o°, suivant les conditions où l’on opére.

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