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CHAPITRE XIV

Principes de V Angleterre.

L'angleterre n'a plus, comme au temps des Richard, Dieu et mon droit ! pour devise: c'est aujourd'hui, Diviser pour régner !

Car elle a deux choses à craindre : l'union des peuples, puisque de la paix naît le commerce ; au commerce il faut une marine, et, le continent une fois en mer, Buonaparte est réalisé ; ou bien encore, la suprématie d'une puissance, s'il est vrai que Rome, victorieuse de ses voisins, eut tôt après des flottes et ne tarda point à menacer Carthage.

Voyez comme elle sait parer à tous ces dangers! qui, mieux que les Français, le pourrait savoir ?

Qu'à la fin du dernier siècle, la Grande- Bretagne ne voie plus flotter sur l'Océan que le pavillon presque partout victorieux

de Louis XVI. La révolution vient à propos, et la sert à souhait.

Que la paix règne sous les auspices du congrès de Vienne, et permette aux Rois de jeter des regards inquiets sur la domination des mers: l'île d'Elbe vient à propos au secours de la grande lie. On calcule toutes les chances à l'aide de quelques chiffres; on trouve Vaterloo pour résultat; la gloire du général ne sera qu'une addition du ministre.

Rien n'est admirable comme la bonhomie d'un publiciste fameux qui s'étonne de l'inertie du cabinet de Londres durant les transactions de Vienne. Si le diplomate avait, au gré de l'écrivain, consacré l'influence de son gouvernement à faire compter dans le congrès la voix de la justice, il aurait sauvé l'univers et trahi sa patrie.

Ayant, durant les cent jours, écrit de l'hôte des Tuileries tout ce que l'on dit à présent du banni de Sainte-Hélène, nous pensons avoir acquis le droit de rendre à Buonaparte un hommage. Il est le premier homme d'Etat qui ait bien compris l'empire Britannique, et tôt ou tard l'Eu*

rope reprendra son ouvrage. Mais l'esprit de la Sainte Alliance nous autorise à croire que le nouv m ohefidu système continental attendra de la persuasion un concours de volontés, que l'usurpateur prétendait obtenir de la force.

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