CHAPITRE XIX
Conclusion de cette première partie.
Ce qui semblerait devoir sauver la monarchie, la perd : les Hauts Alliés veulent occuper leurs peuples pour les distraire, et comme ils voient le remède dans le mal, par le développement de la force, ils hâteront le péril pour l'éviter.
C'est ainsi qu'un puissant prince, dont la chute va tout à Fheure prêter à nos raisonnemens l'autorité d'un grand example, pense étourdir ses peuples sur leurs intérêts les plus chers par le bruit d'une invasion nouvelle.
Tristes calculs ! Si la France envahie succombait, si les projets de partage, tant de fois conçus, s'exécutaient enfin, bientôt^ ainsi que nous le disions ailleurs, au moment où les stipulations de Paris étaient imposées au Roi, bientôt un coup de cloche
suffirait, comme autrefois en Italie, pour proclamer la délivrance du royaume, et, du sein de la terrible lutte d'un peuple libre contre des Rois oppresseurs, naîtrait une manière d'anarchie européenne qui, sous les ruines de Tordre social, étoufferait peutêtre la civilisation, et sans doute avec elle l'antique royauté.