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CHAPITRE II

Conditions du salut de la France.

Apres la désastreuse journée de Crécy, tout sembla perdu ; mais le monarque sentit que, malgré ses fautes, malgré ses malheurs, lui seul était toujours la fortune de la France, et la monarchie fut sauvée.

Les mêmes calamités ont amené les mêmes périls. La nation est menacée, comme alors ; comme alors, le trône Test avec elle.

Mais les héritiers de Philippe de Valois sont au milieu de nous ; la noble tâche des Bourbons sera remplie.

Ils tenteront le salut public, sous peine d'exil (1), et la France les secondera, sous peine de mort.

Les ressources ne manqueront point,

(1) La première partie explique notre pensée.

quand une volonté ferme les mettra courageusement en œuvre.

On a pu ravager nos campagnes, détruire nos places fortes, briser nos armes ; mais la patrie des Catinat et des Vauban nous est restée, mais on nous a laissé notre sol, nos bras, nos âmes ; et, loin de rien ôter à nos forces, on nous à faits plus terribles de tout ce qu'il y a de violent dans l'exaltation de la fierté blessée, et tout à l'heure dans l'érétisme du désespoir.

Il est donc, après nous avoir deux fois inutilement réconciliés avec la coalition, facile de nous réconcilier avec la fortune.

Pour cela trois choses ; confiance, énergie, habileté !

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