‹ La coalition et la FranceChapitre 27 sur 44 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Que la Confiance n'est point hasardeuse.

L'intérêt est la pierre de touche des actions humaines ; la confiance devra donc être entière, si l'intérêt commun est là pour répondre de la fidélité de tous.

Le repos est le besoin privé de tous les citoyens, et ils ne le trouvent que dans la stabilité des institutions, première pierre sur laquelle va s'asseoir tout l'édifice social,

La défense est le besoin public de tous les Français, et ils savent que l'union seule fait la force : divisés pour la liberté, nous vous répondons de leur accord pour l'index pendence.

Non, la monarchie n'a pas de dangers intérieurs à craindre : au milieu des discordes dont cherchent à s'armer des ambitions privées, il y a unanimité dans le vœu de maintenir tout ce que le passé nous a transmis, tout ce que le présent consacre.

Montesquieu l'a dit, Ce qu'on appelle union dans le corps politique est une chose très équivoque ; la vraie est une union d'harmonie qui fait que toutes les parties, quelque opposées quelles nous paraissent, concourent au bien général de la société, comme les dissonances dans la musique concourent à V accord total. (1)

Pourquoi donc s'effrayer de vains fantômes, quand cette vérité n'est plus contestée que pour ôter tout prétexte aux attentats de la Coalition ? Pour rendre possible la résistance, chacun doit fortifier de son dévouement un trône que les Hauts Alliés proclamaient naguère gage suffisant de sécurité et de stabilité.

(1) Qrand, et T>kc. des Rom,, ch. 9.

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