CHAPITRE III
De la moralité de cet acte.
0^ ne saurait déterminer la moralité de cet acte, sans demander aux cabinets compte de leurs mystères; et il n'appartient qu'à Dieu d'interroger le cœur des Il ois.
Nous n'aurons pas la témérité de dire que Buonaparte fut continué par les signataires de la Sainte-Alliance. Ce pacte apostolique, en plaçant tous les droits des peuples sous la sauve-garde de l'Evangile, a sans doute désarmé l'ambition, proscrit le génie des conquêtes, élevé la politique à ne plus être, suivant l'expression de Bossuet, que la morale chrétienne appliquée au gou* vernement des hommes
Qui oserait, dans les fastes du monde moral, placer aujourd'hui les Hauts Alliés plus bas que ce Tamerlan dont nous citons
à regret le nom, parce que la civilisation et rhumanité s'en épouvantent encore ?
Il ne triompha de Bajazet que pour restituer l'Empire à la dynastie d'Othman.
Une âme royale, disait le barbare, sait conquérir des royaumes, et les rendre.