‹ La cocaïne en chirurgie (volume 2)Chapitre 23 sur 53 · HERNIE ÉTRANGLÉE · texte numérisé non relu

HERNIE ÉTRANGLÉE

tionj elle n'eut pas le moindre choc opératoire^ pas la plus légère réaction, rien ne vint troubler son équilibre physiologique; dès le soir elle rendait des gaz par l'anus et voulait manger le lendemain. Les ovariotomies de ce genre ont beau être parmi les plus innocentes des interventions, je n'en ai jamais vu dont les suites fussent aussi simples et aussi satisfaisantes. La somme de cocaïne injectée fut de 15 centigrammes.

Je pourrai citer cinq autres faits. Dans l'un la tumeur remontait jusque sous le diaphragme. Il s'agissait, non d'un kyste, mais de deux kystes para- ovariens ; la première poche fut vidée, puis tirée au dehors ; vint ensuite la seconde et les deux pédicules avaient la largeur du petit bassin ; après l'anesthésie cocaïnique par injection traçante, leur striction et leur section furent faites sans que l'opéré en éprouvât la moindre douleur. Ici encore, pas le plus léger choc, et la guérison fut particulièrement rapide.

L'opération de la hernie étranglée est le triomphe de la cocaïne; elle est l'anesthésique de choix et il faut des circonstances particulières, volume excessif, adhérences étendues, complications probables, pour préférer le chloroforme. L'étranglement a pour conséquence fréquente des hypérémies des poumons, et le chloroforme n'est pas alors sans grand inconvénient. Puis la kélotomie est une opération d'urgence ; on inter-

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