‹ La cocaïne en chirurgie (volume 2)Chapitre 37 sur 53 · Membres · texte numérisé non relu

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Cet article sera court ; il a été allégé par nombre de descriptions des pages précédentes. Nous ne reviendrons pas sur l'ouverture des abcès et des adéno-phlegmons suppures, sur l'extirpatioç des kystes sébacés, des lipomes et des flbromes, des sarcomes et des cancroïdes dont la peau et le tissu cellulaire des membres peuvent être atteints; nous connaissons la ligature des artères, l'excision des segments veineux, l'extirpation des petits anévrismes ; nous avons décrit la technique à suivre pour l'anesthésie des orteils et des doigts, des métacarpiens et métatarsiens que l'on veut extirper ou réséquer. Nous avons enfin traité ailleurs des opérations pour l'ongle incarné.

Une opération assez fréquente est l'extirpation des hygromas chroniques de la hoiirse prérotiilienne. La technique est presque aussi simple que pour un lipome sous-cutané; je commence par une injection circonférentielle dans le derme de la base de la tumeur; puis, à la partie inférieure ou latérale de cette traînée analgésique, j'incise la peau sur une étendue comprenant la demi-circonférence environ; la demi-circonfé-

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rence non utilisée pour Pincision a été analgésiée afin que la dissection de la portion correspondante de la poche puisse se faire sans provoquer •de douleur. Le plus souvent, les parois de la poche manquent ou sont si minces au niveau de la face profonde correspondant à la rotule, que la dissection n'est pas possible; on se contentera d'aviver cette partie avec la curette tranchante. Puis on assure l'hémostase, on suture et on exerce sur le foyer opératoire, une compression élastique avec des couches épaisses de ouate tassée par de nombreux tours de bandes.

Les kystes poplités doivent être extirpés sous l'analgésie cocaïnique. Au niveau du point où, dans l'extension du membre, la tumeur saille sous la peau, on injecte, dans le derme, une traînée en forme de volet ; elle sera étendue, car les kystes s'implantent profondément et il faut évoluer à l'aise dans le champ opératoire. La peau disséquée, on aperçoit l'aponévrose soulevée par la tumeur, on insinue^ au-dessous d'elle, la pointe de l'aiguille, et on analgésie la région ; on incise la membrane fibreuse et; avec précaution, on dissèque la poche épaisse, résistante, distincte des tissus voisins dans les parties superficielles, mais mince, fragile, à peine constituée par une simple lamelle dans les profondeurs, à son point d'attache. Aussi lorsque l'isolement ne peut s'en faire, grattera-t-on

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cette partie de la paroi kystique avec la curette tranchcinte. Ici encore, suture de la peau et bandage ouaté compressif.

Uarthrotomie de l'articulation du genou se pratique aisément sous l'analgésie locale. On fait, au point choisi, sur les culs-de-sac, en dehors ou en dedans de la rotule, une traînée analgésique de 7 à 8 centimètres ; la peau incisée, on anesthésie les tissus fibreux épais qui doublent la synoviale, et dont la section serait douloureuse, puis on ouvre la séreuse, et si on veut agir sur sa surface, promener des instruments, y faire pénétrer des liquides antiseptiques ou modificateurs, il est bon, au préalable, d'injecter dans la synoviale 1 ou 2 grammes de solution au centième.

Dans les cas de vieille liydarlhrose chronique, lorsqu'on veut modifier la surface de la séreuse par le contact de certains liquides, voici ma technique : Traînée de 6 centimètres sur la partie latérale externe du cul-de-sac tricipital ; l'analgésie obtenue, j'incise, et je saisis les vaisseaux qui peuvent donner du sang.; puis j'insensibilise les tissus fibreux, et je plonge au travers un trocart d'assez gros calibre par lequel je verse le contenu de deux ou trois seringues de Pravaz de cocaïne au centième. Puis je me porte au dedans de l'articulation et en bas, au-dessous de la rotule, et j'anesthésie la peau et lé tissu fibreux

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de manière à pouvoir enfoncer sans douleur, en ce point, un trocart d'un calibre un peu moins considérable que le premier trocart. J'adapte alors au second un tube en caoutchouc, conduit d'écoulement d'un récipient qui contient le liquide modificateur, solution phéniquée, liqueur de Van Swieten, teinture d'iode diluée ; j'irrigue ainsi largement la jointure qui se distend et qui reçoit partout le contact du liquide, puisque le tube inférieur, par où s'échappe le liquide, est d'un calibre moindre que le tube d'apport.

On s'imagine aisément quel doit être le manuel opératoire pour les arthrectomies et pour le curetage des synoviales envahies par les fongosités tuberculeuses. — Tramées analgésiques de 6 à8 centimètres de chaque côté de la jointure; il faut les faire assez étendues pour que l'abord de la cavité articulaire soit facile, et pour que la curette puisse aisément manœuvrer dans les culs-de-sac les plus profonds après l'analgésie de la peau, l'insensibilisation des tissus fibreux et de la synoviale par l'injection de quelques grammes de solution de cocaïne. Bien qu'ayant réussi dans quelques opérations de ce genre, ce mode d'intervention me parait trop peu réglé à cause de la méconnaissance de l'étendue des lésions ; aussi je conseille le chloroforme en thèse générale ; on n'aura recours à la cocaïne que

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