KYSTES DIVERS
est douloureuse l'application de la teinture d'iode sur la séreuse ; la souffrance est si vive qu’elle a parfois provoqué la syncope, mais, et
Périer l’a montré le premier, la cocsïne mettra
fin à ces tortures. Les procédés varient : une demi-heure ou une heure avant d'évacuer le liquide, on peul injecter, dans la séreuse, quelques seringues de Pravaz d'une solution faible ; on peut encore, — et, en vérité, c'est là le procédé de choix, — après avoir ponctionné l'hydrocèle, faire pénétrer dans la vaginale 10 grammes d’eau distillée contenant 10 centigrammes d'alcaloïde ; on malaxe doucement le scrotum, puis au bout de cinq minules, on injecte la teinture d’iode.
Après Périer, J. Championnière, S. Duplay, F. Guyon, Segond, Trélat, nous-même, il n’est guère de chirurgien qui n'ait eu recours à ce mode d'emploi de la cocaïne. Les résultats en sont excellents ; le plus souvent, l’anesthésie est complète ; mais parfois le patient accuse une sensation de chaleur qui, du reste, ne va jamais
jusqu’à la souffrance. Nous généralisons cette
méthode et l’employons toules les fois qu’il faut projeler une injection d’iode : dans les kystes séreux du cou, par exemple, dans les AÆystes spermaliques et dans les kystes du cordon. Ici, encore, nous avons conslaté le sommeil absolu de la douleur. Il en est de même pour les syno-