‹ La cocarde de Mimi-PinsonChapitre 17 sur 77 · CHANSON DE LA CRISE · texte numérisé non relu

CHANSON DE LA CRISE

Y en a pour qui la vie des camps Est le paradis sur la terre,

Ils se bidonnent tout le temps Et n' se foul'nt pas le caractère.

Moi, quand ils font les rigolos, J'écope sept fois par semaine, Je travaill', je fais leur boulot, Turbiner, c'est mon seul domaine.

Ça me défrisé,

Ça me défrise D'avoir cette poisse-là (bis), Ça me défrise (bis),

Y a qu'un mot pour expliquer ça,

J'ai la c'rise !

(Bouriche s'assied à côté de Marie-Louise.) (Parlé.) Ainsi... Tenez!... (Il chante.)

J'ai pas plus de veine en amour, J'ai beau courtiser une femme, Elle me repousse toujours Et ne couronn' jamais ma flamme !

Mêm' si j'iui onY le Cinéma, Un autre, dans la salle obscure Lui f'ra du pied, et m'I'enlèv'ra,

(Tout en chantant, il pose son pied sur celui de Marie-Louise. Il s'excuse et continue.)

En s'payant tous deux ma figure !

Ça me défrise !

Etc.

(Après le couplet, Bourkhe se lève.) marie-louise, souriant.

Il est certain, que si tout est comme vous le dites, vous n'avez pas de chance.

BOURICHE

C'est comme j'ai l'honneur ! Et il n'y a pas seulement que les jeunes qui m'envoient balader, les vieilles aussi. Tenez, je parie une fusée d'obus contre une cigarette, que s'il entrait ici une bonne femme, même un peu moche, elle m'enverrait au bain I (// remonte au mannequin.)

marie-louise, souriant.

Pauvre garçon !

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