SCÈNE IV JEAN, MARIE-LOUISE
JEAN
Ce pauvre Bouriche ! il aurait bien besoin d'un fétiche comme le mien !
marie-louise, souriant.
Vous croyez donc toujours à la vertu de votre cocarde !
JEAN
Plus que jamais. C'est à elle que je dois la vie .Vous le savez mieux que personne, puisque c'est vous-même qui, en voulant recoudre ma vareuse déchirée par la balle, avez retrouvé le médaillon tout aplati.
MARIE-LOUISE
C'est peut-être un effet du hasard.
JEAN
Pas du tout. Aussi ai-je fait un serment : si je parviens à découvrir la femme qui a cousu ce souvenir dans ma vareuse : je l'épouse !
marie-louise, surprise.
Vous l'épousez ?
JEAN
Par reconnaissance.
MARIE-LOUISE
Et sans l'aimer ?
jean, riant.
Comment voulez-vous que je l'aime ? Je ne la connais pas !
MARIE-LOUISE
Drôle de mariage I