‹ La cocarde de Mimi-PinsonChapitre 38 sur 77 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

JEAN, ROBICHON, puis BOURICHE

robichon, entrant au bras de Jean.

Alors, tu as été bien soigné, ici ?

Admirablement ! Je ne me serais jamais douté qu'un atelier de couture était susceptible de produire de si bonnes infirmières.

ROBICHON

Il y a tant de choses dont on ne se doutait pas avant la guerre!... Mais j'ai oublié de te dire que Madame Frivolet m'avait accompagné, désireuse de te faire, elle aussi, ses adieux.

JEAN

Où est-elle ?

ROBICHON

Encore à la gare, sans doute, attendant un moyen de locomotion pour parvenir jusqu'à toi.

JEAN

Si nous allions au-devant d'elle, ce serait plus poli.

ROBICHON

Comme tu voudras.

jean, appelant.

Bouriche !

bouriche, paraissant.

Mon lieutenant?

Donne-moi ma vareuse et mon képi.

BOURICHE

Tout de suite, mon lieutenant. (// disparaît.)

robichon, riant.

Tu fais des frais de toilette ?

JEAN

Non. J'abandonne simplement ma veste d'hôpital. (// l'enlève.)

bouriche, revenant avec la vareuse qu'il tend et le képi.

Si mon lieutenant veut passer la manche... il y en a une autre... (Jean met sa vareuse qu'il boutonne.)

ROBICHON

Partez-vous aussi avec mon fils, Bouriche ?

BOURICHE

Oui, patron, c'est juré ! Le lieutenant et mot, on ne se quitte pas ! (// veut s'en aller , Kobichon le rappelle.)

robichon, bas à Bouriche.

Veillez bien sur lui, hein?... qu'il s'expose... mais pas inutilement.

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