‹ La cocarde de Mimi-PinsonChapitre 39 sur 77 · BOUR1CHE · texte numérisé non relu

BOUR1CHE

Comptez sur moi. (// sort en emportant la veste.)

JEAN

Papa, je suis à toi. (Posant sa main sur le côté gauche, à la hauteur du caur.) Sapristi ! j'allais oublier mon portefeuille! (Appelant.) Bouriche !

ROBICHON, riant.

Tu as des valeurs?

(Bouriche paraît.)

JEAN

Non, mais mon fétiche, je ne veux pas m'en séparer, Bouriche, donne-moi mon portefeuille... dans la poche de mon veston...

bouriche

Bien, mon lieutenant. (// disparaît.)

JEAN

Tu sais, qu'à propos de ce fétiche qui m'a sauvé la vie! j'ai fait un serment.

ROBICHON

Lequel ?

JEAN

Celui d'épouser la femme qui l'a cousu dans ma vareuse.

ROBICHON

Si tu la retrouves.

Quelque chose me dit que je la retrouverai.

ROBICHON

Eh bien, dépêche-toi. Il me tarde d'avoir des petits-enfants.

bouriche, revenant le portefeuille à la main. Voilà, mon lieutenant.

JEAN

Merci ! (// glisse le portefeuille dans sa poche intérieure, sans Couvrir.) Tu viens, papa ?

ROB1CHON

A tes ordres, mon garçon !

(Ils sortent tous les deux.)

bouriche reste un moment sans parler, les suivant des yeux; puis, quand ils ont disparu, il esquisse un entrechat.

Ça y est ! le lieutenant ne s'est aperçu de rien ! (Ouvrant la main gauche.) J'ai le fétiche ! Je me suis dit que s'il porte bonheur au lieutenant, il me porterait peut-être bonheur aussi, et je le lui emprunte!... Oh! cinq minutes seulement !... Le temps de voir ce que c'est qu'un monsieur qui a de la veine.

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