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admirées pour la bonne exécution et le fini du travail. » L’incendie acheva la ruine des ouvrages ennemis. Cette journée nous coûta dix morts et quarante blessés L Le succès était brillant mais chèrement acheté ; le résultat fut nul. Nous rentrâmes dans nos lignes et les Cochinchinois reprirent bientôt leurs anciennes positions. Les pluies arrivèrent et la campagne de 1859 parut terminée. Tu-Duc annonça qu’il était vainqueur. Il fit publier dans tout l’empire une sorte de proclamation où il disait que les Français lui avaient demandé la paix , mais que ces insensés ayant des « cœurs de chiens et de chèvres » ne méritaient aucune confiance, que d’ailleurs ils ne s’étaient pas montrés assez respectueux. Il terminait en ordonnant d’élever partout des défenses, afin de nous ôter l’idée de revenir.
N’était-il pas temps de prendre enfin un parti décisif, de marcher sur la capitale ou de se retirer absolument? On préféra recourir encore aux termes moyens. M. l’amiral Page remplaça M. l’amiral Rigault de Genouilly, dont le commandementexpirait, et prépara l’évacuation de Touranne en annonçant que l’on garderait Saigon . Il ne voulut point quitter la place sans donner une dernière leçon aux Cochinchinois. Quelques fortifications, qui auraient pu nous gêner si nous avions poursuivi notre entreprise, furent attaquées, enlevées et brûlées.
Ce stérile succès ne pouvait donner le change aux Annamites. En abandonnant Touranne, après qua-