‹ La Cochinchine religieuseChapitre 10 sur 79 · La rivière qui passe à Hué · texte numérisé non relu

La rivière qui passe à Hué

LtRE DES MARTYRS fi

sur un Ut sablonneux; elles deviennent troubles et jaunes^ pendant la saison des pluies, et dès lors, elles sont malsaines.

et Le don d'Ai-lao peut avoir deux portées de fusil en carré; il est environné d'un fossé planté de piquets et d'une palissade de bambous taillés en pointe par le haut et fortement liés ensemble. La plus ^ande partie de Teuceinle est plantée d'aréquiers et autres arbres fruitiers, comme dans la plaine... Plusieurs soldats ont leur maison dans le don^ au milieu duquel est un autre enclos, qui renferme la maison principale ' Gl deux autres pour les soldats, sur les côtés de la principale; et par derrière celle-ci, un autre petit enclos qui environne notre prison* Cette prison, qui est comme les maisons ordinaires, n'a rien de particulier qu'une forte cloison do pièces de bois jointes ensemble^ qui renforcent par debora une faiblb muraille de terre-

tt J'ai dans ce réduit, pour ma part, un coin qui, bien mesuré, peut avoir huit pieds en carré. Heureusement pour mes bardes, la muraille de deux côtés et une palissade des deux autres font que je suis chez moi. Une porte, que je ferme avec une espèce de claie et que l'on lie quelquefois, pendant la nuitj ou que je puis barricader par dedans, me met a Tabri des voleurs. Je n'ai perdu qu'une ligature* depuis que j'habite cet appartement. Avec un lit, la cuisine, Teau, le bois, enfin toutes mes possessions et une colonne au milieu, vous sentez qu'on en ferait difficilement une salle de bal.

«Les autres prisonniers couchent pêle-mêle sur deux rangs. Quand ils se comportent bien, on no les met pas aux ceps, niais quand ils font du bruit et quelquefois aussi, quand les gardes veulent faire les hommes d'importance^ on les y tient depuis sept heures du soir jusqu*an jour. Quand on voit ces malheureux, la chaîne au col et aux pieds^ nus pour la plupart

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