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Lithiase vésiculaire, ses formes analomiques envisagées

au point de vue chirurgical, th. Paris, 1903.

& Transformation kystique de la vésicule. — Dans certains cas le contenu de la vésicule, de même que l’état des parois, permettent de parler d’une transformation « kystique. »

Contenu : liquide absolument clair et limpide (Morin, Aydropisie de la vésicule biliaire, 1h., Paris, 189%. Cas du professeur Quénu,in th.de Mocquot, 1909, p.37).

Parois extrêmement amincies; les 3 couches restent encore bien distinctes mais la muqueuse est réduite à l'extrême et disparaît même complètement par place.

Le liquide peut atteindre une telle abondance et les parois se laisser distendre à ce point que la vésicule hydropique arrive au volume d’une tête d'enfant comme dans le cas de Liebold cité par Mocquot où l’occlusion était réalisée par un calcul gros comme une noisette,con- . tenu dans le cystique. La paroi de la vésicule était mince

comme une feuille de papier.

Ces cas sont d’une interprétation intéressante, car la disparition de presque tous les éléments de la muqueuse et la nature même du liquide séreux presque aqueux, indiquent bien que ce n’est pas à la sécrétion active de la muqueuse qu’il faut attribuer cette distension (1).

Mocquot rapproche cette transformation kystique de la vésicule de la pathogénie des hydrosalpinx et des kystes de l’appendice : «Il semble bien, dit Mocquot(2),que dans la majorité des cas, l’hydrosalpinx soit l’aboutis-

sant d’une inflammation ancienne.

1. Terrier, Hydropisie de la vésicule biliaire. Bull. de l’Académie de méd., 23-déc. 1890, p. 831.

End e

Cependant certains auteurs pensent que l’hyperémie de la muqueuse tubaire peut suffire à produire un hydrosalpinx en dehors de toute inflammation. Les expé riences qui ont été faites à ce sujet ont donné des résultats assez inconstants.

Il semble en ressortir toutefois que l’oblitération de l’orifice utérin de la trompe ne suffit pas à produire un hydrosalpinx et qu’il faille faire intervenir toujours une hypersécrétion catarrhale de la muqueuse tubaire,hypersécrétion qui peut être parfois d'ordre purement congestif, mais qui reconnaîtra Le plus souvent une origine inflammatoire. |

Il est possible aussi que l’on doive considérer l’hydrosalpinx comme une forme de guérison ; il semble probable que l’hydrosalpinx puisse se transformer en kyste sérieux.

Des phénomènes analogues peuvent se produire au niveau de l’appendice dans certaines appendicites chroniques d’ailleurs fort rares, la lumière de l’appendice : est oblitérée en un point plus ou moins rapproché du cæcum et la cavité close qui persiste est distendue par | un liquide clair et filant : l’appendice représente alors un véritable kyste muqueux.

Un fait assez curieux, l'augmentation de volume du cholécyste à la suite du repas, devait trouver son explication dans l’intéressante observation que MM. Villard et Mouisset ont publiée à la Société de médecine deLyon(1).

1. Hypertrophie muqueuse se produisant les deux ou trois heures qui suivent les repas (Villard, 1910, Lyon médical, 2 jan-

vier, p. 17).

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Il s’agit d’un malade de 36 ans présentant des crises douloureuses épigastriques etsous-hépatiques survenant quelques heures après les repas.La vésicule était grosse, distendue, douloureuse. L'intervention décidée à cause de la persistance des accidents, la vésicule apparut flasque, à parois épaissies mais ne contenant aucun calcul ; abouchée à la paroi abdominale, elle donna d’abord ‘par la fistule une quantité insignifiante de bile.

Mais dans la suite, « je fus frappé, dit M. Villard, par « des alternatives régulières d'écoulement de bile nor- « male et d'expulsion d’un liquide muqueux très vis- « queux et transparent. »

« Dans les périodes de jeûne de minuit ou 1 heure du « matin jusqu’à 1 heure de l'après-midi, l'écoulement est « constitué uniquement par une bile fluide, abondante, « de coloration normale.

« Aussitôt après le repas de midi il est remplacé par « l’excrétion très abondante d’un mucus transparent, <extrèmement épais, comparable à dela gelée de pom- « mes. Cet écoulement qui dure jusqu’au milieu de la « nuit peut être évalué à 300 grammes environ. Cette « sécrétion muqueuse est surtout abondante pendant « les deux ou trois heures qui suivent les repas.

« La pathogénie des crises douloureuses m’apparut « alors très clairement. Dans les intervalles des diges- « tions la bile refluait normalement dans la vésicule sor- « tant par l’orifice fistuleux. Au contraire pendant les « périodes digestives, elle était dérivée en totalité du « côté du duodénum, alors que la muqueuse vésiculaire

« semblant suivre l’activité muqueuse gastrique et intes-

Sos « tinalese mettait à sécréter un mucus très épais et très. « visqueux. Cette sécrétion anormale était sans consé- < quence lorsqu'elle pouvait s'échapper au dehors par « le drainage de la cholécystostomie. ;

« Mais elle devenait la:cause de douleurs intolérables « lorsque la vésicule se crispait sur ce contenu trop « dense pour passer le défilé cystique et s’efforçait de « le chasser dans le cholédoque. »

5° Hydropisie intermittente de la vésicule biliaire (1).

Les calculs peuvent déterminer de différentes façons la distension intermittente de la vésicule : |

A) Le calcul entraine au niveau du col ces phénomènes inflammatoires ou spasmodiques qui en oblitèrent la lumière passagèrement.

B) Calcul en soupape, Socin et Courvoisier, Kocher.

C) Hartmann. — Le calcul en se développant peut distendre la paroi droite du bassinet formant ainsi audessous de l’origine du cystique une poche plus ou moins grande qui continue la vésicule et au fond de laquelle on serait tenté de chercher un canal excréteur. Cette disposition existait 5 fois sur 14 vésicules calculeuses examinées par M. Hartmann.

Elle est tout à fait analogue à celle qu’on retrouve dans les hydronéphroses.

Dans tous ces cas, le contenu est formé :

1. Voir Hydropisie intermittente de la vésicule par oblitération du cystique par Villard et Cotte, Revue de Chirurgie, 1906, p. 125 et 317.

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