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L’Estomac. — Courvoisier en rapporte 9 cas. Les malades de Hayem et Galliard rejetèrent par vomissement ou par lavage d’estomac des calculs biliaires ; |
L'Intestin.— Quelquefois le côlon transverse, le plus souvent le duodénum.
Le diagnostic de la perforation est naturellement délicat, étant donné le siège des accidents et le caractère des symptômes. Dans le cas de Hautefort (th.,p. 86) on : avait pensé à un ulcère perforé de l'estomac. Mais dans cette observation à l'établissement d’une fistule cholécysto-duodénale s’ajoutait une perforation s’ouvrant dans le péritoine et la péritonite généralisée entraîna la mort. Il s'agissait en réalité d’une perforation de la première portion du duodénum provoquée par un calcul vésiculaire.
Le calcul passé dans l'intestin peut y déterminer des accidents d’occlusion intestinale. ;
Leriche et Cotte (1), estiment au moins à 350 le nombre d'observations publiées d’occlusions intestinales par calculs biliaires.
Presque toujours ce sont des calculs qui ont perforé le duodénum et alors : ou bien le calcul remonte vers l’estomac et s’arrètant au niveau du pylore, réalise le syndrome de la sténose pylorique (2) ou bien, Le plus
souvent, il suit le cours des matières et provoque par
1. De l’iléus biliaire, Revue générale, in Gaz. Hôpitaux, 1906, p. 107.
2. Galliard, P. M., 5 octobre 1895 ; Monproft, Soc. anat., 4 juin 1897 ; Mangourd, Th. Paris, 1897 ; Schwartz, Chirurgie du foie, p. 417-418 ; Hautefort, Th. Paris, 1909.
RENE 0 un spasme dû à l’ulcération (1) ou par brides consécutives l’occlusion intestinale.
D) Cholécystite ulcéreuse. — Hans Liébold (2) fait une place à part à un processus ulcéreux qui peut évoluer de quatre manières :
1° Comme un ulcère de décubitus, par la pression . qu’exercent les calculs sur la muqueuse enflammée ; cette nécrose n’envahit que rarement les couches profondes de la paroi, elle se produit surtout au niveau du col et du cystique.
2° Comme un ulcère de nécrose infectieuse gagnant les couches profondes de la paroi et préparant la perforation.
3° Comme un ulcère succédant à des infiltrations hémorragiques, il peut en résulter une variété de cholécystite ulcéreuse extrêmement grave (Hautefort).
‘4° Perforation due à l'ouverture d’abcès de la paroi (3).
$S 3. — Complications à distance.
On peut encore redouter une complication lointaine de la lithiase : la prédisposition au cancer de la vésicule biliaire : les liens étroits qui unissent le cancer primitif de la vésicule etla lithiase sont universellement reconnus : |
1. Hautefort, p. 89. \ 2. Drei Jahre Gallenstein; Chine 1908, von Kehr.
3. Abcès développé aux dépens des canaux de Luschka, Aschoff, :
OS
Zenker (1) a trouvé des pierres dans 85 °/, des cancers de la vésicule.
Bradowski, dans 100 c/..
Siegert, dans 95 °/.
Courvoisier, 74 fois sur 84 cancers primitifs de la vésicule.
Reste à démontrer lequel du cancer ou de la lithiase est le phénomène initial. Hautefort en a bien exposé la discussion.
Lemeilleurargument, semble-t-il, en faveur de l’origine lithiasique du cancer primitif de la vésicule réside dans ce fait qu’on a trouvé quelquefois des calculs volumipeux qui paraissaient remonter à plusieurs années et coexistant avec des cancers à peine naissants, MM. Terrier et Auvray (2) en expliquent ainsi la genèse : « Le frottement des calculs sur les parois détermine des ulcérations, et consécutivement soit pendant l’existence de ces ulcérations, soit après leur cicatrisation, il se fait une prolification des éléments glandulaires de’ la muqueuse qui peut aboutir au cancer. »
Et Zenker (Hautefort) rapproche ces cas des cancers d’estomac qui se développent suivant un même proces-
sus sur un ulcère rond ou sur sa cicatrice.