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CHAPITRE VII

Diagnostic

$ 4. — Colique vésiculaire et colique hépatique classique.

Douleur née au point cystique etirradiant vers l'épaule droite, douleur post-prandiale s’accompagnant de réflexes gastriques et généraux: voilà bien le signe capital qui fait immédiatement songer à la colique hépatique franche.

La colique vésiculaire s’en distingue par:

1° Certains caractères de la douleur qui est:

Moins intense; Plus durable.

2 La répétition des crises.

3° Certains signes particuliers:

Absence d’ictère ; Absence de calculs dans les selles ;

Tuméfaction de la vésicule.

$ 2. — Colique vésiculaire et Cholécystite.

Certains auteurs confondent encore systématiquement la colique vésiculaire ct la cholécystite.

Nous en avons reconnu la distinction anatomique. Cliniquement la colique vésiculaire se sépare franchement des cholécystites par la brusquerie de son début, la brusquerie de sa disparition. Nous l’avons vu, beaucoup de nos malades pouvaient reprendre leur vie ordinaire le lendemain même d’une crise. Elle s’en sépare encore par une durée plus courte et surtout par un phénomène appréciable au début et au plus fort des accidents: l'absence de fièvre. Quand la fièvre survient, elle a la même allure paroxystique que tout le syndrome : s’élevant et disparaissant en quelques heures.

La cholécystite,par contre, a un début et une évolution FÉBRILE.

La douleur qu’elle engendre est plus tenace, plus persistante, moins paroxystique : plus lancinante et plus continue. Spontanée, elle est exaspérée par le moindre frôlement de la peau dans la région vésiculaire.

Enfin, comme la péricholécystite ne tarde pas à apparaitre, on note bientôt l'existence d'un « plastron ».

L'examen du sang donne aussi de précieux renseignements.

$ 3. — Diagnostic différentiel.

Le diagnostic peut ètre très aisé ou très difficile suivant l'existence d’une tumeur vésiculaire. Et ce signe physique peut manquer alors que la vésicule biliaire présente une très grande distension, car elle occupe par rapport au bord antérieur du foie et par suite, par

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rapport à la paroi abdominale antérieure, une situation très variable.

M. Glénard distingue au point de vue de la difficulté du palper:

Les vésicules normales qui ne sont pas perceptibles ;

Les cholécystocèles superficielles accessibles à la palpation classique ;

Les tumeurs vésiculaires profondément situées dans l’hypochondre, perceptibles par le procédé néphroleptique;

Les tumeurs petites accessibles seulement au procédé du pouce.

En réalité le problème comporte plusieurs facteurs:

1 L’épaisseur de la paroi abdominale;

2° Le volume du foie et son abaissement: plus .la vésicule est basse, plus elle sera accessible;

3 L’orientalion de la face inférieure du foie $

k° Enfin et surtout la facilité d'exploration variera d’après les rapports de la vésicule avec le foie.

Siraud (1) a compté 32 vésicules saillantes sur 50.

Charpy (1900) a trouvé la même disposition 23 fois sur 27. cu | |

Nous avons,avec M. le professeur Gilbert (2), repris cette étude en essayant de lui donner toute la précision possible: nous avons procédé à deux séries de manœu-

vres :

1. Siraud. Note sur l’anatomie de la vésicule biliaire, Lyon médical, 1895.

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