CHAPITRE VII
Traitement
De tous les problèmes que pose la thérapeutique aucun peut-être n’est à la fois plus délicat et plus intéressant que le traitement de la colique vésiculaire. Il est en effet à la limite de l’action chirurgicale et de l’action médicale. Nulle part la médecine et la chirurgie ne font valoir de part et d’autre autant de droits, nulle part aussi, elles ne peuvent combiner leur action avec plus de profit.
Pour discuter utilement ces indications pour les préciser dans leurs détails, pour exposer les ressources que l’art médical offre à la colique vésiculaire, il est nécessaire de diviser la question et d'envisager la conduite à tenir aux différentes étapes, et dans les diverses
complications de la maladie.
$S 4. — Traitement médical.
A.— Traitement des crises douloureuses. — 1° Classiquement le traitement des crises douloureuses de la colique hépatique consiste dans l'injection hypodermique de chlorhydrate de morphine à la dose de 1 à2 cen-
tigrammes.
PAR. Ph,
Certains auteurs la proscrivent : elle s’opposerait à la progression des calculs par suppression des contractions des parois :
« En principe je n’en suis pas partisan, dit le profes- « seur Robin (1), parce que je ne suis pas certain {qu’elle « n'arrête pas la migration des calculs et je réserve ce « médicament pour les cas extrêmement douloureux... »
D’autres auteurs au contraire l’estiment bonne parce qu’elle leur paraît relâcher le spasme qui retient le calcul ou le pousse vers le col.
« Il est indéniable que fréquemment joignant à son « action sur le symptôme douleur une véritable action « curative sur la crise, elle fait cesser d’emblée tout acei- « dent et procure au malade le retour immédiat à la « santé. »
« Ce fait suffit à établir la haute valeur thérapeutique « de la piqûre de morphine et de la médication anti- « spasmodique en général » (2).
Comme précisément les douleurs de la colique vésiculaire sont en général moins douloureuses que les coliques classiques, on pourra dans certains cas s’adresser à la médication conseillée par le professeur Robin.
Bromure de potassium. . . . . 6gr.
Chlorhydrate de morphine
Extrait aqueux de belladone PARAIT 1e
S1POp' d'éther MEURT MER Or Hydrolat de valériane : . . . . 110 gr.
Eau de lautier-cerise ;., .:.1. M0igr