‹ La Colique VésiculaireChapitre 41 sur 46 · II. — Au-dessus de 10 minutes · texte numérisé non relu

II. — Au-dessus de 10 minutes

L avant 15 gr. 75 20 minutes | après 10 gr. 15

20 minutes | avant 19 gr. 05

À, — Paren- après 7 gr. 60 chyme hépatique... : avant 12 gr. 70|17 cc. d’urine.

ATEUIEE après 7 gr. 60115 > : avant 12 gr. 70/25 cc. »

20 minutes | rés 8 pr. 10/23 »

B. — Voies . avant 20 gr. 30119 cc. »

biliaires.. | 15 minutes! rss 17 2e. 80/16 >

De ces quelques chiffres on peut conclure, semblet-il, qu’une excitation électrique de faible durée exagère la formation et l'élimination de l’urée et peut-être, peut-on dire par extension, les fonctions hépatiques. Mais au delà d’une certaine limite l’excitation, au lieu de renforcer la fonction, la déprime et dans la mesure où il est permis de transporter l’expérimentation à l'interprétation des faits cliniques, on pourrait dire : une excitation rapide et passagère des voies biliaires, une colique hépatique de très courte durée peut être suivie d’une exagération des fonctions hépatiques du syndrome d’'hyperhépatie.

Une excitation prolongée comme celle de la colique vésiculaire ‘entraîne une diminution des fonctions hépatiques : le syndrome d’hypohépatie.

Cet état d'hypohépatie réflexe survit plus ou moins à la crise douloureuse et c’est ainsi que la glycosurie ali-

RTS

mentaire dans les cas étudiés par MM. Gilbert et Castaigne ne cessa d’être positive qu'à partir du sixième jour après la crise. |

« Chez certains sujets même, la colique hépatique < semble être le point de départ du diabète sucré par « anhépatie chronique. Ajoutons enfin que l’alimenta- « Lion trop copieuse a paru en certains cas réveiller « les crises douloureuses (Dufourt). Pour toutes ces rai- « sons, nous conseillons, comme M. Linossier, de ne «< songer à revenir à l’alimentation habituelle qu'après < maintien pendant quelque temps du malade au lait ; « on permettra ensuite des bouillies, puis des potages < maigres, puis des purées de légumes et on arrivera « ainsi progressivement au régime complet des pré- « lithiasiques. »

$S 2. — Traitement chirurgical.

Il y a des cas où le traitement chirurgical s'impose d'urgence. Il y en a d’autres, où il doit intervenir à froid. D’autres enfin où il est à discuter.

A) Cas d'urgence. — Sans parler des perforations de vésicule calculeuse pour lesquelles l’opération immédiate arrive quelquefois trop tard (Kærte (1)a vu mourir deux malades, bien que l’opération eût été tentée dans les premières vingt-quatre heures), nous envisagerons surtout les cas de cholécystites suraiguës.

« Avec une crise grave, dit le professeur Quénu, et la

1, Soc. de méd. interne à Berlin, 19 janvier 1903,

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