Mémoires, XII, p
Sainl-Simon, p. 9. Torcy, fol. -197, 498, 499 (co-
pie textuelle).
Saint-Simon, p. 40, dix premières Torcy, résumé des fol. 200, lignes. 204.
Saint-Simon, p. 4 0, à la fin, et Torcy, fol. 240 (copie texp. 44. tuelle).
Saint-Simon, p. H. Torcy, fol. 24 6 à 249 (copie
textuelle).
Saint-Simon, p. 42. Torcy, fol. 249, 222 (copie tex-
tuelle).
Saint-Simon, p. 4 3. Torcy, fol. 223 (le portrait
d'Hersent ajouté, ainsi que l'exil du duc d'Havre).
Saint-Simon, p. 4 4, dix premières Torcy, résumé des fol. 224 à lignes. 226.
Saint-Simon, p. 44, le reste. Torcy, fol. 227 à 229 (copie
textuelle) .
Saint-Simon, p. 45, à partira des Torcy, fol. 238, 239-240 (coministres anglais. » pie textuelle, puis résumée
à la fin de 240 à 244).
Saint-Simon, p. 46, 4 er alinéa. Torcy. p. 247 à 249 (copie
textuelle).
Saint-Simon, p. 46, 2e alinéa. Torcy, fol. 252 (copie textuelle;
dans Saint-Simon : Alberoni, maitre à baguette; dans Torcy : maître à férule).
Saint-Simon, p. 4 7, 4" alinéa. Torcy, fol. 254, 255 (copie textuelle).
Saint-Simon, p. 4 7, 2e alinéa. Torcy, fol. 266, 267 (Magny,
étrange confident, disait Torcy; Saint-Simon ajoute un portrait) .
A mesure que Saint-Simon poursuivait son œuvre, les parties de Torcy, insérées textuellement dans ses Mémoires, s'élargirent et se multiplièrent. Je citerai par exemple l'histoire de la triple alliance de la Hâve qui, de la page 297 à 340 du tome XIII, est la reproduction presque intégrale du modèle pour le fond et dans la forme même (Bibl. nat. 10671, Torcy, II, fol. 4 à 200). Il y a quelques suppressions de Torcy ici et là ; en fait d'addition qui indique un travail personnel de l'auteur, je ne trouve à signaler
que dix lignes sur Alberoni et Grimaldo (p. 312); une ligne (p. 337) sur Beretti, « qui marchait sur des charbons, rendant compte à Alberoni, » et c'est tout. Pour les Affaires étrangères de 1715 à 1718, à part quelques souvenirs personnels recueillis à la Fertè, au Palais-Royal ou plus tard en Espagne, le texte des Mémoires de Saint-Simon est en somme le texte de Torcy, non pas remanié et abrégé, mais introduit dans son œuvre avec des coupures. Il avait fait des additions à Dangeau, son guide principal jusqu'en 1715; il fit subir des suppressions à Torcy, qui le devint après cette date : même besoin, en somme, de calquer pour dessiner avec suite, quoique dans les deux cas par des procédés absolument opposés.
La différence surtout qu'il faut noter, c'est qu'en ajoutant à Dangeau, l'auteur avait mis beaucoup du sien, la matière vivante et riche qui s'accumula par l'effort de ses haines et de son génie dans les additions, et qu'en retranchant à Torcy, il a conservé dans son œuvre, sans presque rien mettre de lui ni le dire assez pour qu'on l'ait remarqué, des parties entières de l'œuvre d'autrui, des chapitres au bas desquels il a mis sa signature et qui ne sont de lui ni pour le fonds ni pour la forme. Lorsqu'il disait : « J'ai parlé d'après Torcy, j'ai fait des extraits, jusqu'en 1718, du manuscrit qu'il m'avait communiqué et dont j'ai pris copie, » le lecteur n'était point averti que, pour cette période, inspiration et résumé signifiaient transcription souvent littérale, sinon complète du texte dont on lui vantait l'authenticité et le prix. Les admirateurs de Saint-Simon, désormais avertis, feront bien de ne plus s'y tromper.
En revanche, pour la dernière période, les sept premiers mois de l'année 1718, sans ambages ni réserves, Saint-Simon a avoué sa manière de faire : à partir du chapitre xvu du tome XIV (éditionl 887) , dix-huit chapitres des Mémoires ne sont, en réalité, qu'une seconde copie de la copie que l'auteur avait en sa possession des Nouvelles de Torcy. Le compte peut être fait très vite : quelques lignes de Torcy supprimées sur l'opinion en Angleterre contre le traité de Londres1; une page ajoutée par Saint-Simon sur l'influence de l'abbé Dubois2; une autre sur le
1. Saint-Simon, XIV, p. 415; Torcy, Bibl. nat., 10672, fol. 19.