‹ La collaboration de Saint-Simon et de TorcyChapitre 21 sur 22 · Saint-Simon, XV, p. 212; Torcy, 10672, fol · texte numérisé non relu

Saint-Simon, XV, p. 212; Torcy, 10672, fol

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paille. » De cette similitude, il ne peut y avoir qu'uDe raison, l'interception de la correspondance dont Torcy faisait sauter les cachets et perçait le mystère : « Cellamare » , dit Saint-Simon avec lui, « se défiait même des courriers, en sorte que, lorsqu'il était obligé d'écrire par cette voie, il ne s'expliquait jamais clairement, mais, enveloppant ses relations de voiles, il cachait le mieux possible ce qu'il voulait et n'osait expliquer clairement sous différentes expressions figurées1. » Si prévoyant qu'il fût, Cellamareeût été bien surpris d'apprendre que ses dépêches fussent à si bref délai destinées à prendre place dans les Mémoires de Saint-Simon .

De beaucoup d'autres cours que l'Espagne, les secrets diplomatiques ont été ainsi éventés et recueillis de la même manière par les bureaux de Torcy. Toutes les indications qu'ils ont puisées dans la correspondance de Spaar et de Gyllenbourg, agents de la Suède à Paris et à Londres, avec Gœrtz, qui intriguait avec le Prétendant contre Georges Ier, se retrouvent avec une rare exactitude dans les extraits des archives de Suède qu'a publiés Th. Westrin sur le baron de Gœrtz en 18982. D'autre part, si l'on consulte, dans Wiesener, les lettres de lord Stairs au gouvernement anglais des 9 et 12 septembre 1716 sur ses négociations avec le Régent, textes que cet auteur a publiés d'après le Record office3, on en retrouvera la substance et presque la forme à leur date dans Saint-Simon, et, naturellement, dans Torcy4. On relèverait de même dans les fragments de correspondance de l'envoyé anglaisa Madrid, Bubb (1716), cités par Coxedans son Histoire des Bourbons d'Espagne, des éléments de comparaison significatifs avec certains passages de Saint-Simon5. La vérification pourrait encore se faire entre les documents des archives de Turin publiés par Carutti et les propos que Torcy et Saint-Simon attribuent à l'abbé del Maro, ambassadeur à Madrid du roi de Sicile6.

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