‹ La Collapsothérapie Chirurgicale au Sanatorium de MonbranChapitre 36 sur 52 · MY ENTRE · texte numérisé non relu

MY ENTRE

Il nous semble actuellement que la lobectomie eut été peutêtre mieux indiquée.

Quoiqu'il en soit le Professeur DAMBRIN se décida a tenter un pneumothorax extra-pleural total. Effectivement, en fin d'intervention, le moignon était parfaitement libéré sur toute sa surface. La coupole était visible en totalité. Mais cette vaste surface de clivage suinta dans les heures et les jours suivants, nécessitant non seulement de nombreuses ponctions avec lavages, mais deux transfusions.

Le moignon, malgré nos efforts, se recolla en bas et en arrière. Le résultat obtenu n’est donc actuellement que partiel -puisqu’à l'écran on voit encore l’anneau d’une caverne résiduelle.

— La pleuroscopie fut tentée chez un seul de nos malades (16). |

Le trocart, en effet, était bloqué à tout moment par des filaments de fibrine et des caillots. Mais la pleuroscopie n’aboutit pas, elle provoqua une réaction fébrile et une montée liquidienne qui nous a laissé une mauvaise impression concernant cette technique.

Le malade présente actuellement, cinq mois après, un énorme coagulum opaque aux rayons fort bien toléré qui semble réaliser un collapsus efficace puisque les homogénéisations sont négatives. Il est sous surveillance.

— Enfin deux de nos malades (22, 12) ont été l’objet d’une réintervention précoce.

Les ponctions n’aboutissant pas la dissociation sous écran des caiïllots avec un instrument mousse fut tentée sans résultat.

Chez le premier (22) la réintervention fut pratiquée douze jours après, rendue plus impérieuse encore par une dissociation pariétale. Les suites furent excellentes.

Chez le second (12) le mauvais état général et la T. élevée firent attendre plusieurs semaines. La cavité apparut encombrée de masses fibrineuses blanchâtres semblables à des poignées de filasses, nageant dans un liquide hématique vieilli, couleur malaga. La poche fut reconstituée intégralement.

Choc et hémorragie, telles furent les deux complications majieures auxquelles nous avons du faire face dans les suites immédiates.

— Nous n'avons pas eu en effet à déplorer la symphyse précoce.

— Nous n'avons pas non plus observé de baïlonisations cavitaires avec sa redoutable menace de perforation.

— L'atélectasie n’a pas été rencontrée non plus. Ermphysème.

L’emphysème ne revêtit qu’une seule fois l’allure d’une complication dans le cas du malade 5.

Un emphysème médiastinal lié à une petite déchirure de la pièvre médiastine provoqua une forte dyspnée avec déplacement des organes pendant une semaine nécessitant plusieurs exsufilations sans autre conséquence.

Désunion.

La désunion pariétale avec son gargouillement particulier et son impulsion à la toux fut rencontrée chez le malade 22 où elle nous décida à pratiquer rapidement la réintervention.

On s’aperçut alors que les deux soies doubles rapprochant les côtes avaient lâché toutes deux, fait ques le Professeur DAMBRIN n'avait jamais constaté.

On a pu voir que les complications des premiers jours sont toujours sérieuses, parfois graves. On a pu constater par ailleurs leur fréquence

Lorsqu'une séance opératoire comporte des extra-pleuraux, le personnel médical du Sanatorium reste à l’état d'alerte pendant plusieurs jours. On ne saurait assez insister sur l’importance de la surveillance et du malade et de son récent collapsus.

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