LA COLLECTION HENRI ROLART
De même que dans toute comj)Osition bien comprise, les iloiniiiantes tout d'abord apparaissent, et que l'esprit n'est (ju'ensnite ravi on annisé par les détails heureux et expi'essifs, de même dans cette galerie si bien équilibrée, après avoir mis en lumière les maîtres qui en forment les assises et en dessinent les grandes lignes, nous pourrions encore trouver la matière d'une étude détaillée dans les isolés et dans les artistes de moindre envergure, ou, simplement, dans ceux de valeur non moindre j)^^'i^t ■ *^'ti't^' , mais de moins éclatant renom. On peut dire que la collection en était si riclie et avec des caractères si divers, qu'ils donnaient à toute la maison une atmosphère, une couleur à part, accompagnement exquis, imprévu, fouillé à l'extrême, des motifs principaux.
Voici, par exemple, de rares et séduisants peintres d'intimités, extrêmement ditrérents et tous deux vrais petits maîtres de la plus grande a aleur : Tassaërt, narrateur sentimental et coloriste brillant et subtil; Cals, amoureux des humbles, adorable lîonhomme, paysagiste discret autant que subtil. Voici encore le caressant et fin Lépine, et le robuste Gustave Colin, disciple des Espagnols; et Jongkind, le grand Hollandais, préciirseur, initiateur même, dans une certaine mesure, des Impressionnistes et qui est ici suj)erbement représenté.
Quant à ceux que nous venons de baptiser les « isolés », en voici "deux d'un aloi suiiérieur : Puvis de Chavannes et son allégorie pleine de grâce et de grandeur, VEspcrance fleurissant sur les ruines, et sa belle étude pour une des
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