‹ La Collégiale de Saint-Martin de ToursChapitre 15 sur 41 · CHAPITRE I Le Pèlerinage · texte numérisé non relu

CHAPITRE I Le Pèlerinage

Le pèlerinage de Saint-Martin de Tours n'a plus à Tépoque capétienne l'importance unique qu'il avait aux âges précédents ; d'autres sanctuaires, ceux de la Sainte Vierge en particulier, attirent davantage les foules. On accourt cependant toujours au sépulcre du saint évêque pour prier et implorer son assistance ; d'illustres pèlerins viennent encore s'agenouiller dans la basilique tourangelle, comme au temps de Geneviève et de Clovis.

Au premier rang de ces pèlerins de Saint-Martin se placent les souverains pontifes. Le pape Urbain II, quand il vint prêcher la croisade en France, tint pour ainsi dire à mettre cette grande œuvre sous le patronage du premier apôtre des Gaules. Pendant toute une semaine au mois de mars 1096, le pape séjourna dans Châteauneuf . Chaque jour, il se rendait à la basilique pour visiter le corps du saint et il était reçu solennellement par le clergé à la porte du trésor (1). Au milieu du carême, il se fit couronner de feuilles de palmier, à la manière romaine, dans la basilique et célébra la messe au maitre-autel (2) ; Ut, il donna la rose d'or qu'il tenait à la main au comte d'Anjou qui

(1) Chronicon S, Martini y p. 219.

(2) id, p. 120.

la transmit comme un précieux souvenir à ses successeurs (1).

Après Urbain II, quatre autres papes vinrent à Saint-Martin : Pasca>, II en 1107, y célébra Toffice du quatrième dimanche d& carême, en habits pontificaux, la tiare sur la tête (2). Calixte II en 1119 et Innocent II en 1130 y vinrent prier à leur tour (3). Alexandre III, réfugié en France pendant le schisme de Tanti-pape Victor, fut couronné sur la petite place et chanta la messe au maître-autel, à la Saint-Martin d'été, c'està-dire le 4 juillet 1163 (4). ,

Les souverains français de la troisième race ne sont pas moins dévots à saint Martin que ceux de la première et de la seconde. Ils avaient tout intérêt d'ailleurs, surtout au début de leur dynastie, à se montrer souvent sur les bords delà Loire. Hugues Capet s'y rend dès le commencement de son règne et confirme tousles privilèges accordés précédemment aux chanoines (5). Sa femme Adélaïde se montrait d'une générosité princière à l'égard de la basilique : elle lui fit don d'une chasuble magnifiquement brodée ; sur le dos était représenté Jésus-Christ, le vrai pontife, qu'adoraient,' le front courbé, des chérubins et des séraphins ; sur la poitrine, l'agneau, adoré par les quatre animaux symboliques ; elle donna aussi une chape brodée d'or et deux brodées d'argent (6). Philippe- Auguste et Richard d'Angleterre viennent à Saint-Martin prendre le bâton de pèlerin avant de partir pour la croisade (7). Louis VIII y était dans le mois de septembre qui

(1) H. F., XII, p. 65, 491 ; XIV, p. 719.

(2) Œuvres de Suger, édiUon de la Société de l'Histoire de France, p. 32,431. H. P., XII, p. 19, 476.

(3) H. F., XII, p. 65, 491 ; XIV, p. 719.

(4) Gr. Ckron,, p. 137.

(5) Gat. n* 156.

(6) MoBSDyer^ CeUberrimœ, p. 193.

(7) Gr, Chion.f p. 156.

suivit son sacre (1). Quant à saint Louis, ce sont trois pèlerinages qu'il accomplit au tombeau du saint confesseur : un premier, dès le début de son règne, avec sa mère ; un second en 1261 ; un troisième en 1270, avant son départ pour la Terre Sainte (2). Sa dévotion se marque encore par la façon dont il recommande à son fils le culte de saint Martin dans ses enseignements et par la fondation d'une chapelle (3). Enfin le dernier roi de la branche aînée des Capétiens et le dernier aussi de la période que nous étudions présentement, Charles le Bel, assistait en 1323 à la translation solennelle des reliques du saint (4).

Parmi les autres pèlerins plus célèbres citons Bernward,évéqued'Hildesheim(5); Adalbert, évêque de Prague, qui, chassé de son diocèse, vient à Tours à pied, de Mayence, « pour supplier, dit son biographe, celui qui ne refuse jamais son appui aux affligés, le bâton des pauvres, la très douce mère des pécheurs, ce bon Martin qui a la main toujours ouverte pour donner (6) ».

De grands seigneurs coupables comme Hugues, marquis de Lombardie (7), Pons de Lazare (8) venaient en pleurant y reconnaître leurs excès. Jean deBrienne, roi de Jérusalem, y prend le bâton de pèlerin avant de partir pour Saint-Jacques-de-Compostelle et le rapporte à son retour (9), Suger, quelque temps avant sa mort, dépose une dernière offrande sur le tombeau du saint (10).

(1) Gr. Chron,, p. 155.

(2) ht, p. 159 Tillemonl, Bittaire de taint Louis, 1. 1, p. 454 ; t. IV, p. 236; t. V, p. 112.

(3) H. F., XXII, p. 664.

(4) Voir plus bas.

(5) M. G., t. IV, p. 776.

(6) Acta $5., April.y III, p. 194 ; p. 185, simple mention.

(7) D. Housseau, n« 927.

(8) H. F., XIV, p. 424.

(9) Gr. Cnron,, p. 155.

ilO) Suger, éd. ct(., p. 286, 401.

Mais l6 plus intéressant de tous ces pèlerins, c'est assurément le moine Guibert de Gembloux. Ce n'est pas seulement un pèlerinage qu'il entreprend au tombeau de saint Martin, c'est un voyage d'études et de recherches scientifiques. Il est porteur de lettres de Philippe de Heinsberg, archevêque de Cologne, qui le recommande aux chanoines de Tours et aux moines de Marmoutier. Il est chargé d'enquêter sur un certain nombre de faits miraculeux. Il séjourne deux fois à Tours : une première fois de 1180àll81et une seconde fois de 1186à 1187, un an à chaque fois; il visiteCande, Ligugé, tous les endroits sanctifiés par le saint pour lequel il a un si grand culte. Il était porteur en venant à Tours d'un opuscule racontant les actes de saint Martin ; il désire s'entourer de tous les témoignages possibles pour le corriger et le compléter. De tout ce travail sont sortis deux ouvrages, l'un en vers et l'autre en prose, sur la vie du saint et ses miracles. Ces deux ouvrages ne nous apprennent pas grand'chose. La lettre de Guibert à l'archevêque de Cologne est plus intéressante et contient des renseignements curieux sur certains usages de la basilique (1).

Il ne faut pas s'en tenir à ces quelques noms illustres pour savoir quelle attraction exerce encore à cette époque le tombeau de saint Martin. Il est toujours le rendez-vous de ceux qui souffrent, des foules anonymes qui viennent y chercher un soulagement à leurs maux. Une maladie contagieuse ravageant la France au X* siècle, de toute part on accourt à la basilique de Tours comme au seul refuge contre l'épidémie (2).

Pourtant, il parait qu'à cette époque-là même les miracles se faisaient moins nombreux à Tours qu'autrefois. Quand le bienheureux Hervé eut achevé la reconstruction de la basilique, il supplia le Seigneur

(1) Anaîecta BoUantHana, III, 217-257.

(2) Raoul Glaber, II. F., X, p. 20.

d'accomplir, comme jadis, quelque miracle par Tintercession de son serviteur Martin, afin de montrer l'affection qu'il avait pour son église. Le saint confesseur, raconte la chronique, lui apparut et lui dit doucement : « Tu pourrais, mon cher fils, obtenir ce que tu demandes, mais les miracles qui se sont déjà accomplis suffisent maintenant ; il est temps de recueillir la moisson que doit avoir produite la semence répandue précédemment. Ce qu'il faut demander, c'est la guérison des âmes pour tous ; sache bien que c'est dans ce but que j'implore la miséricorde de Dieu ; je prie en particulier pour ceux qui desservent cette église, qui plus que de raison se mêlent des affaires du siècle, s'en vont à la guerre et périssent dans les combats ; je ne veux pas que tu ignores que j'ai eu beaucoup de peine à obtenir pour eux la miséricorde du Christ et à les arracher aux ministres des ténèbres. » Le jour de la dédicace arrivé, en présence des évéques et des abbés venus en grand nombre pour la cérémonie et d'une foule de fidèles, le bienheureux Hervé fit connaître ce qui lui avait été révélé.

Cependant à Saint-Martin on n'était pas satisfait de cette intervention toute morale du saint ; on s'étonnait toujours que de grands événements comme celui de la dédicace de la nouvelle basilique n'aient pas été marqués par quelqu'une de ces guérisons merveilleuses si fréquentes autrefois. Aussi quand le bienheureux Hervé fut sur le point de mourir, les chanoines, ses confrères, qui l'entouraient, ne pouvant pas croire que la mort d'un si saint homme ne fût pas accompagnée de quelque fait merveilleux, le suppliaient d'obtenir qu'ils vissent un miracle. Le bon chanoine leur répondit de s'occuper d'autre chose, de ne pas attendre un miracle qu'ils ne verraient pas, mais de s'appliquer plutôt à prier Dieu avec plus de ferveur pour lui (1).

(l}Mon8Dyer, Celeberrimce^ p. 204. 11

Ce récit est tout à fait digne â*attent;ion, comme oaractéristique d'un état d'âme assez rare à cette époque. Les chanoines de Tours sont de leur temps ; ils ont la soif du merveilleux qu'ont tous leurs contemporaine ; Tesprit plein des récits qui se transmettent dans la basilique, ils sont douloureusement surpris que leur siècle ne soit plus témoin de merveilles semblables. Mais, dans Taveu même de cette disette de miracles, il y a une sincérité très appréciable alors. Il était si facile de voir du miracle partout ! Elle est bien remarquable aussi, au xi« siècle, la façon dont Hervé exhorte ses confrères à prier plutôt pour obtenir le pardon de leurs péchés que pour obtenir des miracles.

Nous ne pouvons suivre le pèlerinage de Saint-Martin à travers le xi® siècle et le commencement du xii®; les renseignements nous manquent. Mais nous voyons les miracles recommencer dans la basilique de Tours avec le milieu du xn* siècle. Il est vrai que ceux-là ne sont pas dus à saint Martin. Il a fallu pour produire ce renouveau de merveilleux que les reliques des saintes Fare et Agnès aient été transportées à Saint-Martin par les religieuses du monastère de Sainte-Fare, pendant qu'on le reconstruisait.Le chapitre de la Collégiale ad ressa une circulaire solennelle à tous les archevêques, évêques, abbés, prieurs, prêtres et à tous les fidèles pour attester les miracles opérés par les reliques qu'ils avaient hospitalisées. Il parait, si on les en croit, qu'ils avaient grand besoin de ce secours, saint Martin ayant sans doute encore, comme au temps d'Hervé, assez à faire d'implorer la miséricorde de Dieu pour eux : « Il arrive rarement, disent-ils, dans nos temps qui deviennent de plus en plus mauvais, que Dieu montre sa puissance et opère des miracles ; aussi nous ne pensons pas que l'œuvre de Dieu qui s'est accomplie sous nos yeux doive être passée sous silence (1). »

(1) Btit. lit,, t. XII, p. 80. Toussalttt, Hiit. de CÉglise de MeauXtU II, p. 36-39.

Malgré la diminutioa des miracles, les foules venaient toujours nombreuses à Saint-Martin. C'est pour implorer la pitié des pèlerins et obtenir quelques ressources pour la reconstruction de leur monastère que les religieuses de Sainte-Fare viennent à Tours (1).

Quelque temps après, l'abbé de Saint-Euverte d'Orléans, Etienne, qui devint depuis évêque de Tournay, demande au chapitre qu'il soit permis à ses envoyés de solliciter des aumônes des pèlerins de Saint-Martin pour relever son église (2). C'est donc qu'il se produisait encore à Tours un concours de peuple considérable.

Il parait d'ailleurs, à en juger par d'autres témoignages, qu'à la fin du xii* siècle la vertu du saint ne se manifestait pas d'une façon moins éclatante ni moins continuelle que dans le beau temps des pèlerinages. C'est du moins ce que racontent les chanoines à Guibert de Gembloux ; ils n'ont pas du tout souvenir de l'interruption dont se plaignaient leurs prédécesseurs. Ses questions viennent réveiller leur torpeur. Hélas I on a été bien négligent à Saint-Martin ? Depuis Grégoire de Tours qui a recueilli si soigneusement ce qu'il a vu, pour plus de cinq siècles de merveilles on n'a que les quelques faits racontés par Odonde Cluny dans son récit durotourd'Auxerre. Les miracles ont été si nombreux, pensent les chanoines, que leur fréquence leur a enlevé de leur prix. « Mais pourquoi, disentils, accuser de négligence nos prédécesseurs qui ont eu à supporter les malheurs des invasions ? nous avons été, en effet, bien plus négligents, nous qui jouissons des avantages de la paix, abandonnés à l'oisiveté et à la paresse, et qui gardons le silence sur ce qui se passe si souvent encore sous les yeux de tous. Puisque notre

(1) « Farensis monasterii sancli ntoniales, martyris Agnetis caput, sacra pignora déférentes, B. Martini ecclesiam intraverunt, ut ad concremati loci sui reparalionem beueficium poslularent. »

(2) Monsnyer, Celebemmœ, p. 223.

cher fils dans le Christ et notre frère dans le culte du bienheureux Martin, Guibert, conduit par la volonté divine, est venu exciter notre tiédeur, qu'il nous reproche notre paresse, nous demandant d'écrire au moins ce que nous avons vu pour la gloire de Dieu et du saint confesseur, nous ne mépriserons pas ses ferventes et pieuses instances, mais, faisant un choix de quelques faits parmi beaucoup d'autres, nous raconterons ce qu'ont vu nos yeux et touché nos mains. »

Et alors les chanoines de faire un récit qui montre qu'ils n'avaient rien à envier au temps même de Grégoire de Tours.

Le cardinal de Pavie se trouvait à Tours au moment du voyage de Guibert. Il joignit ses reproches et ses instances à ceux du moine et dit aux chanoines qu'ils devaient être bien heureux de voir qu'un personnage aussi considérable que l'arche vèque deCologne, qui avec celui de Mayence était au premier rang des princes de l'Empire, se montrât désireux d'être renseigné sur le culte et les miracles de leur patron (1).

Avec la fin du xni® siècle paraît un nouveau moyen d'exciter la dévotion des fidèles envers les pèlerinages : certains sanctuaires sont enrichis d'indulgences parles papes. La basilique de Saint-Martin en reçoit d'assez nombreuses. La première bulle pontificale qui lui en accorde estde Nicolas IV en 1289. Il concède cent jours d'indulgences à tous ceux qui confessés et communies visiteront l'église de Saint-Martin à chacune de ses fêtes et pendant l'octave qui les suit (2). Le même pape accorde l'année suivante quarante jours d'indulgences à ceux qui visitent l'église de Saint-Martin chaque samedi (3). Boniface VIII ajoute un an et quarante jours à ce qu'avaient accordé ses prédécesseurs pour chaque fête

(1) Analect2 Bollandiana, III, loc. cit.

(2) Dé(en$e^ p. 42.

du saint (1), et il concède la même faveur pour lesfétes de la Purification, de TAnnoncîation, de l'Assomption et delà Nativité et l'octave qui les suit (2). Enfin Jean XXII, àl'occasion delà translation des reliques desaint Martin sous Charles le Bel en 1323, accorde trois ans et trois quarantaines à ceux qui confessés et communies assisteront à cette cérémonie; et un an et quarante jours à ceux qui visiteront la basilique à l'anniversaire de cette translation (3).

Cette cérémonie est un des grands événements religieux de la période que nous étudions. Jusqu'à cette époque aucune relique de saint Martin n'était exposée à la vénération des fidèles. Charles le Bel demanda au pape Jean la permission de séparer la tète du reste du corps afin de la mettre dans un reliquaire spécial. La permission étant obtenue, Charles le Bel se rendit à Tours avec une suite nombreuse dans laquelle on remarquait la reine Jeanne sa femme ; Charles, comte d'Anjou et de Valois; Louis, comte deClermontet duc de Bourgogne, grand chambellan de France ; Philippe, comte du Maine; Robert, comte d'Artois; Alphonse d'Espagne ; un grand nombre de comtesses et de nobles dames ; l'archevêque de Vienne, les évêques de Carcassonne, d' Arras, du Mans et Robert de Joigny , évêque de Chartres, qui fut chargé par le roi de présider à la translation.

Le r*^ décembre 1323, avant l'aurore, la noble assemblée se trouva réunie dans la basilique de Saint- Martin, dont l'entrée fut interdite aux fidèles. Là, au milieu des chants religieux de tout le clergé, les ouvriers attaquèrent avec des instruments de fer la partie postérieure du tombeau où était renfermée la châsse ; mais, après de longs efforts, ils durent renon-

(1) Défense, p. kk.

cer à leur entreprise ; ils furent plus heureux sur la face antérieure et parvinrent à ouvrir le tombeau. On y trouva une châsse d'argent contenant une corbeille d osier dans laquelle le corps du bienheureux confesseur avait été déposé par saint Perpet quinze cents ans auparavant. Ce corps était comme celui d'un petit enfant, enveloppé et lié avec des bandelettes blanches sur lesquelles saint Perpet avait apposé son propre sceau et accompagné d'une inscription portant ces mots : « Ici est le corps du bienheureux Martin, évéque de Tours. »

L'évêque de Chartres prit alors la tète du saint et la montra aux assistants, clercs et fidèles, en disant : « Tenez pour certain, mes très chers frères, que j'ai entre les mains la tête du bienheureux confesseur, votre patron, et que le reste de son corps demeure ici enveloppé dans le même lieu où nous l'avons trouvé. » Quant au roi, il ne voulut pas toucher à la sainte relique par respect, mais il prépara de ses mains le reliquaire dans lequel elle fut déposée. Alors, au chant des hymnes, le clergé le porta processionnellement autour de la basilique. Cette cérémonie fut commémorée par une fête annuelle célébrée le !•' décembre et appelée Translation du chef de saint Martin (1).

La châsse qui contenait le reste du corps îfut de nouveau déposée dans le tombeau où elle resta jusqu'au milieu du xv' siècle. Quant au reliquaire contenant la tête, il devait, aux termes de la lettre de Jean XXII, rester dans l'église et être exposé deux fois par an à la vénération des fidèles. Il était en or, en forme de buste, pesait cinquante et un marcs dix onces et était enrichi de quarante-deux pierres précieuses. Le soubassement était d'argent doré et pesait trente-huit marcs deux onces. Cette magnifique pièce d'orfèvrerie

(1) Monsnyer, Celeherrimœ, p. 256. Long récit qu'il présente comme tjré des archives, sans doute d'uu procès-verbal aujourd'hui disparu.

fut fondue par les protestants en 1562. D'après Monsnyer ce travail aurait ôtéconfié à des artistes parisiens. Ainsi se termine par un solennel hommage à saint Martin cette période de notre histoire, qui est justement regardée comme une des ])lus brillantes et des plus prospères. Nous sommes à la veille de la guerre de Cent ans. La date, qui marque un changement de famille royale, marque aussi un grand changement dans les affaires de France. Il en est de même pour Thistoire de notre Collégiale qui subira toutes les vicissitudes de la France.

Page 1