Id,y Ibid.f pp. 522 et suiv
Intéressée à garder son monopole, assez puissante pour le défendre, la Compagnie ne tarda point à revendiquer une partie des territoires contestés au nord par les Russes, au sud par les Américains.
En Alaska, la compagnie russe, monopoliste elle aussi de Fadministration en même temps que du commerce, continuait à s*étendre vers le sud en suivant les îles et la côte ; elle cherchait à s*accorder avec Astor contre les Anglais : alors commença à se répandre dans le public des États-Unis Fidée que les Russes étaient des alliés possibles contre le gouvernement britannique, encore considéré comme ennemi.
La Compagnie de la Baie de Hudson n*entendait pas se laisser prendre le débouché maritime qu'elle tenait de la Compagnie Nord- Ouest. Elle s'adressa au roi d'Angleterre et obtint qu'il ouvrit des négociations avec le gouvernement russe pour fixer définitivement la frontière. Le résultat fut le traité de Saint-Pétersbourg*, signé en 1825, qui partagea les territoires autant qu'il se pouvait dans un pays accidenté, boisé et alors presque inconnu.
En partant de l'Océan, la limite de 1825 suivait 54<'40' de latitude nord dans l'Entrée ou détroit de Dixon séparant, au sud, l'archipel de la Reine Charlotte qui restait anglais, au nord File du Prince de Galles reconnue possession russe, puis elle prenait l'axe du long fiord ou Canal de Portland jusqu'à couper SB"" de latitude nord. A partir de l'intersection, elle devait s'identifier, sur la Chaîne côtière, à la ligne de partage des eaux jusqu'au 141* méridien : enfin ce méridien était accepté comme limite des possessions anglaises et russes jusqu'à l'Océan Glacial.
Après la délimitation, il se trouva que le premier Fort Simpson, le plus septentrional des établissements côtiers appartenant à la Compagnie de la Baie de Hudson, se trouvait sur le territoire attribué aux Russes. Sur les observations des Russes, la Compagnie l'évacua : en 1834, elle fit construire un nouveau Fort Simpson sur Femplacement qui a gardé ce nom et qu'on appelle aujourd'hui Port Simpson. L'année suivante elle établit, à l'embouchure de la Skeena, Fort Essington, qui est toujours le port de contact entre navigation de mer et de fleuve.
En même temps, elle fit reconnaître tout l'intérieur nord de la Colombie actuelle pour y prévenir les Russes et les cantonner dans l'étroite bande côtière de l'Alaska méridionale. Finlay venait de