BAKCRorr, t. XXVIII, p
LA COLOMBIE BRITANXIQUB. ^0
espérances de ces commettants, il déclara dans son premier discours que les droits des Américains sur le contesté étaient clairs et indiscutables. Pour parer à toute éventualité, le gouvernement britannique envoya une division navale dans les eaux de Tîle Vancouver, mais en même temps il négociait avec les États-Unis, et réussissait non sans concessions, à leur faire signer le traité de juin 1846.
Par ce compromis, le 49* parallèle, limite des prises de possessions espagnoles en 1175, fut adopté comme frontière continentale entre les territoires américains et anglais ; la Compagnie de la Baie deHudison perdit ainsi tout le bassin moyen et inférieur de la Columbia avec 12 établissements permanents sur 22 qu'elle possédait ^ Tile <de Vancouver resta possession britannique jusqu'à sa pointe sud, conformément à l'arrangement hispano-anglais de 1794.
Ayant perdu Fort Vancouver de la basse Columbia, la Compagnie de la Baie de Hudson transféra en 1846 son quartier général à Fort Victoria qu'elle avait élevé trois ans auparavant au fond d'une rade «ud-est de l'île Vancouver. Dès lors Victoria est restée la capitale de la Colombie.
En somme, après le traité de 1846, les territoires anglais qui devaient plus tard s'appeler la Colombie et le Yukon se dessinent déjà dans leurs grandes lignes. Les arrangements ultérieurs n'ont fait que préciser ou compléter les accords de 1825 pour le nord, de 1846 pour le sud.
Période de l'or. — La colonie de Colombie britannique
Avant le traité anglo-américain de 1846, la Compagnie de la Baie de Hudson possédait plusieurs forts dans l'île Vancouver, mais cette lie n'appartenait point comme la côte ferme à son domaine exclusif. En compensation des pertes que lui faisait subir la délimitation nouvelle, le gouvernement anglais lui concéda, sur l'île Vancouver, le même monopole commercial et administratif que dans les autres régions, mais pour cinq ans seulement (1849). A son expiration, ce privilège fut renouvelé pour cinq autres années, c'est-à-dire qu'il devait prendre fin en 1859, la même année que le privilège pour le continent (p. 143). A Vancouver, l'État se réserva seulement le droit de choisir une rade pour y établir une station navale dont les dernières menaces de guerre avaient montré l'utilité; la baie d'Esqui-