An, Rq>, Indian Affairs, 190^-5, p
. 2. An. Rep, Indian Affairs, f 904-6, 390-423, Financial Staiement, pp. 41, 48, 52.
i70 LA COLOMBIE BRITANNIQUE
missions catholiques ou prote^ntes et l'enseignement religieux et les pratiques y sont obligatoires.
G*est une œuvre décourageante que les écoles d'externes, dit un rapport officiel, « car les Indiens quittent dans la saison leur résidence pour des mois, emportant leurs enfants avec eux* ». Au contraire, les écoles qui gardent les enfants donnent des résultats; mais elles tendent à détacher de la famille et des traditions ceux qui les fréquentent et à faire une nouvelle génération tout eutopéan nisée.
C'est de pensionnaires que sont peuplées les écoles industrielles. On les trouve au chef-lieu d'agence et sur les réserves importantes. Elles comprennent des ateliers et souvent un grand terrain partie en culture, partie en pâture. Leur but avoué est de faire des ouvriers avec les garçons, des domestiques avec les filles. Jusqu'à présent elles réussissent à former principalement des charpentiers et des travailleurs du bois.
Le gouvernement donne 1 500 francs à chaque missionnaire chaîné d'une école d'externes, il attribue par tète d'élève une subvention de 300 francs aux écoles d'externes, de 650 à 700 francs aux écoles professionnelles, plus diverses allocations : le tout fait plus de 310 000 francs.
Les hôpitaux pour Indiens, également subventionnés, sont tous des établissements religieux. Enfin les 31 assistants-médecins que le gouvernement paie en Colombie pour vacciner les Indiens et leur indiquer les moyens d'améliorer leur hygiène sont en grande partie des € missionnaires médicaux* ».
Faut-il s'étonner si le nombre des « païens » ne s'élève plus qu'à 2202, non compris les 3 500 nomades libres du Nord, tandis que Ton compte H 555 catholiques, 4 326 anglicans, 3 422 méthodistes, 412 presbytériens et 125 autres chrétiens*.
Parmi les convertis des îles Vancouver, de l'archipel de la Reine Charlotte et de la côte, beaucoup d'anciennes coutumes sont encore pratiquées, mais elles ne paraissent pas devoir résister longtemps.
En 1904-1905, les dépenses du gouvernement fédéral pour l'administration des Indiens en Colombie britannique forment un total de 823 300 francs, dont voici le détail \