Yearbook o/B
409 464 (approximation) 1905 .
C, 1903, p. 215. — Bap. An. Marine et Pêcheries, 1905, Ottawa, p. 204. C, 1903, p. 233, complété pour les trois dernières années par le Bep,
Fisheries Ck>nimis$ioner B. C. for i905 (BibliogT*» n* 64).
PËGHE ET CHASSE 191
Une fois dans le Fraser, les sockeyes remontent le fleuve et ses affluents jusqu*aux eaux tranquilles des lacs où ils aiment à frayer . Sur le bas fleuve, le lac Harrison avec la rivière Lilloet qui s'y jette est la « frayère favorite du sockeye* ». Mais 75 p. 100 des œufs sont déposés en amont des canyons dans les lacs Seton, Anderson, Shuswap et Quesnel •.
Le Saumon de printemps préfère au contraire les cours d'eau rapides : il remonte le Fraser au printemps et jusqu'en juillet, mais ses passages sont intermittents.
Le Coho se montre en bancs compacts comme ceux du sockeye dans les rivières nord-ouest en août et en septembre, dans le Fraser en septembre et octobre : il fraye en tous lieux sans marquer de préférence pour tel ou tel endroit.
Le Bécard apparaît à la fin de l'automne et ne remonte pas très haut pour frayer.
Le Saumon à bosse se présente en abondance, une année sur deux, derrière les bancs des sockeyes.
Après le frai qui prend fin en octobre et novembre, les Oncorrynchus des deux sexes meurent, tandis que dans le versant atlantique leurs congénères retournent à la mer. Quant aux alevins de sockeyes, une partie descend le courant immédiatament après sa naissance, tandis que le plus grand nombre ne va vers la mer qu'au bout d'un an *. Ces yearlings sont poursuivis par les truites, les oiseaux d'eau, guettés au passage par les Indiens qui en détruisent des quantités.
La pèche commerciale se fait au filet surtout dans les estuaires et sur la côte par de forts bateaux presque tous voiliers dont l'équipage et les pécheurs sont en grande partie gens de couleur, travaillant pour des entrepreneurs blancs. Autrefois on recrutait des pécheurs indiens; avec l'accroissement de la demande ils n'ont pas suffi et les Japonais sont venus en supplément et arrivent chaque année plus nombreux^. Payés au poisson fr. SO à fr. 60 par sockeye et, en fin de saison, jusqu'à 1 franc et même 1 fr. 25 *, les pécheurs se font une moyenne d'au moins cinq francs par jour.
En 1902, année moyenne, la semaine la plus forte, du 9 au 18 août, a occupé 2 601 bateaux, dont 923 montés par des Japonais, 912 par des blancs, 597 par des Indiens, 169 mixtes et a fourni 1 556 984 sockeyes sur 2 948 333 pris dans toute la campagne.