‹ La Colombie britannique;Chapitre 135 sur 298 · Bep, Fisheries Commissionner, B, C. for 1903, p · texte numérisé non relu

Bep, Fisheries Commissionner, B, C. for 1903, p

pour le saumon du printemps. Chaque semaine, la pêche doit s* arrêter trente-six heures, du samedi six heures du matin au dimanche six heures du soir : au nord du 54" parallèle, la suspension porte sur d'autres jours.

Le diamètre des mailles ne doit pas être inférieur à 178 millimètres pour le saumon de printemps, à 146 pour les autres. Jusqu'en 1904, seuls les filets flottants demeurent autorisés avec Ion gueur limitée à 300 mètres. Étaient interdits les filets à poche, les filets-trappes analogues à ceux qu'on emploie en Méditerranée pour la pêche au thon *.

Par ces dispositions les Colombiens se trouvent en état d'infériorité sur les Américains. Aux États-Unis, en effet, la pêche n'est réglementée que dans les embouchures des rivières et sur les cours d'eau, jamais en mer. Or on a vu que le passage des saumons traverse les eaux américaines entre la côte de Vancouver et l'embouchure du Fraser. A l'affût dans cette région, les pêcheurs américains, avec leurs engins sans contrôle aucun, coupent le banc et le déciment avant qu'il arrive au Fraser : ils travaillent à toute heure, en toutes eaux, tandis que les filets trop apparents permis aux Canadiens ne peuvent servir que dans la partie où les flots sont troublés par les alluvions et oîx le poisson voit mal. Aussi les Colombiens réclament-ils soit une entente internationale pour imposer aux Washingtoniens les mêmes dispositions protectrices que dans les eaux canadieni^es *, soit l'autorisation d'employer tous les engins.

Depuis 1904,1e gouvernement fédéral autorise l'emploi de « rets à trappes » sur le modèle américain dans les eaux du sud de Vancouver, où passent les bancs avant d'être attaqués par les pêcheurs qui opèrent dans les eaux washingtoniennes, et les résultats sont très fructueux'. En un an le nombre des trappes s'est élevé de 2 à 28*. Trop destructive, la « seine à bourse » reste prohibée au Canada.

Avec l'emploi des bateaux européens, plus forts que ceux des Indiens, la pêche maritime sur les rivages et dans les estuaires ou deltas est devenue la plus considérable, celle des fleuves diminue d'importance*. Si le service des pêcheries s'intéresse aux fleuves, c'est surtout pour y augmenter la zone de ponte et pour y protéger le frai et les alevins. Les mesures prises à ce sujet sont imitées de celles que les Californiens inventèrent et qu'ils appliquent depuis

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