La Gazette du Travail, mars 1906, p
3. Yearhook of B. C, 1903, pp. 232, 235. — Rap. An., Marine et Pêcheries, 190^, p. 2! 3; f905, pp. XLVU, 223.
variétés particulières sont nombreux et n'ont pas encore été tous déterminés.
La meilleure des truites, la Tête d'acier {Salmo Gairdneri)^ plus voisine de notre saumon que les Oncorrynchus (p. 188), pèse en moyenne 12 livres et peut aller au double; on l'exporte dans la glace vers les villes de l'Est.
La truite de Kamloops (Salmo Kamloops), la truite à taches rouges ou Dolly Varden (Salvelinus Parket), parente de notre ombre chevalier < truite de ruisseau » colombienne, qui remonte les plus petits cours d'eau montagnards, mais qui, dans les bas ou grosses rivières atteint de 15 à 20 livres, la truite du Grand Lac {Chrislicomer namaycush) qui va jusqu'à 30, pourraient, tant par leur taille que par leur qualité, fournir un appoint à l'exportation. Mais ce poisson délicat est si fragile et il se trouve encore en si grande abondance dans les autres parties du Canada que sa pêche se réduit souvent à un sport; d'ailleurs elle n'est point sans intérêt économique à cause des dépenses que font les amateurs*.
En Colombie la chasse ne devient un moyen d'existence que pour les Indiens qui vont aux fourrures. On a déjà décrit leurs expéditions d'hiver hors des réserves, la vente du produit aux magasins ou forts qui appartiennent encore à la Compagnie de la Baie de Hudson (p. 165). Même division que pour la pêche : en bas les travailleurs indigènes, en haut le capital et la direction européenne, mais ici la concentration est plus complète. Sans concurrents redoutables, la Compagnie fait ses affaires en secret et il n'est pas possible de savoir à combien elles se montent. En 1901, la Colombie donnait 1,006,940 francs de fourrures sur 4,493,225 pour la Puissance.
Les autres chasses sont, comme la pêche des truites, des distractions chères aux Canadiens qui aiment la vie en plein air tant à la mode chez les Anglais et les Anglo-Américains. Les cercles de canotage, de chasse, de pêche sont nombreux autour des villes, où ils s'installent dans d'élégants chalets au milieu d'un domaine loué à l'État pour le plaisir exclusif des membres. Dans les sites grandioses de l'intérieur, la Compagnie Canadienne Paciflque a poussé son rail, lancé ses paquebots de lacs : elle a installé des hôtels modernes au pied des glaciers des Rocheuses et des Selkirk, sur le lac Arrow, près des sources thermales du lac Harrison. Des guides suisses pour les ascensions, indiens pour la chasse et la pêche, se mettent à la disposition des voyageurs et touristes.