AgrUuUure in B. C, 1904, p
Elle est la première pour le loyer des petits lots, environ 65 francs l'hectare, les autres provinces minières venant immédiatement après elle; elle est la troisième pour le loyer des fermes, 13 francs par hectare, dépassée par les provinces agricoles.
Si la Colombie est la première des provinces pour la valeur des produits et, par suite, pour le prix des fermes, elle ne vient qu'au quatrième rang pour la valeur par hectare, après Ontario, Québec et l'île du Prince-Edouard ; au sixième, pour le nombre des lots, avant le Manitoba et les Territoires nord-ouest; au cinquième, pour leur étendue, avant Ontario, Québec et les Territoires, au dernier, enfin, pour le nombre des fermes *.
1. Recensement du Ca,, 190i^ t. H, pp. xl, Terres et superficies; XLin, Valeurs moyennes des prodoits; xliv, Valeur par acre de terre; xlvi, Loyers, et pp. 6-7, 82-83, 154-155, 275.
Sur les 725 000 kilomètres carrés de forêt qui couvrent les trois quarts de la Colombie britannique, la moitié au moins comprend de la brousse ou de maigres taillis arctiques, dont le bois n'est point marchand. Dans le reste se trouvent peut-être les plus belles futaies de l'Amérique du Nord. Comparées à celles du Canada oriental, elles donneraient jusqu'à 3 fois plus de bois de chauffage, 25 fois plus de bois de charpente à l'hectare*; pourtant, comme les voies d'accès manquent, 2 500 kilomètres carrés à peine s'ouvrent à l'exploitation régulière. Je n'y comprends pas les zones qu'attaquent, pendant un temps, une entreprise de chemin de fer pour ses traverses et ses passerelles, une mine pour ses poteaux, mais seulement les régions où les scieries travaillent pour la vente. La Colombie n'achète pas de bois, elle exporte une grande partie de ce qu'elle coupe*, soit une valeur de 10 à 15 millions de francs par an, qui pourrait s'augmenter beaucoup si les transports étaient plus faciles.
A peine entamée sur certains points, cette richesse naturelle se trouve menacée par les feux de brousse {bush fires) qui font, à la saison sèche, de terribles ravages, et dont la fréquence semble avoir augmenté en raison de la colonisation. Ainsi le botaniste Macoun constate que des passages à travers les Rocheuses, jadis boisés, sont dénudés depuis que le blanc les fréquente'. Les fonctionnaires
1. Yearbook of B. C, 1903, p. 245. Sauf indic. contr., j'ai puisé mes informations dans ce volume, pp. 243, 250, 256, 268. — Le Bulletin n* 21 du Bureau of Prov. Inform, The Timber and Pulp Wood Industries of B. C, réédition de 1905, reproduit la plus grande partie de ces pages avec quelques compléments.