Id., pp
les propriétaires de bétes de race ou de culture, sont protégées par une loi spéciale qui interdit de les renverser ou de les franchir, si elles offrent une hauteur et une résistance définies par un article.
Enfin, parmi les sujets de difficulté, il faut noter le conflit permanent des éleveurs de bétail et des bei^ers de moutons dans la zone intérieure sèche. En Colombie les moutons ont été introduits, soit de rOregon, soit de la partie sèche de la Prairie canadienne où ils sont aussi venus des États-Unis; comme aux États-Unis, les éleveurs se plaignent que les moutons tondent au ras du sol toute l'herbe comestible et surtout qu'ils épuisent l'eau des mares et des sources. Un mouton peut passer après les vaches, mais la réciproque est impossible. Gomme aux États-Unis, la loi a pourvu à cette difficulté en réservant une partie des pâturages naturels {ranges) pour le bétail, à l'exclusion des moutons ^ C'est le cas notamment de la région de la rivière Similkameen, la plus sèche de toutes.
Entre les deux recensements de 1891 et 190i, le nombre des chevaux colombiens tombe de 44 521 à 37 325, sur 1 577 493 pour tout le Canada, réduction causée par le développement que prennent les voies ferrées dans les régions minières. Le nombre des bétes à cornes non laitières baisse de 109 415 à 100467 sur 3107 774 pour tout le Canada, tandis que celui des vaches laitières passe de 17 504 à 24 535 sur 2 408677 pour tout le Canada; le nombre des porcs qui, nourris avec les résidus de la laiterie, augmentent avec elle, s'élève de 30764 à 41419 sur 2353 828 pour tout le Canada. Le nombre des moutons recule de 49163 à 33 350 sur 2510239 pour tout le Canada. Les moutons sont les seuls animaux domestiques dont le nombre diminue dans l'ensemble des territoires fédéraux ^.
Bien que la sélection se fasse de plus en plus, la valeur des animaux ne représentait, en 1901, que 1/20 environ de tout le cheptel colombien. Le syndicat des éleveurs (Dairymens' and Live Stock Association) créé pour procurer à ses membres de bons animaux reproducteurs, a importé, dans l'année 1903, 43 taureaux et vaches Shorlhorns valant de 500 à 2 500 francs, 10 juments Clydesdale valant en moyenne 500 francs l'une, 13 béliers Hampshire Downs, 14 verrats Yorkshire et 33 têtes de volaille et c'est l'un des plus grands efforts qu'on ait faits *.
En 1901, la Colombie se classait dans les derniers rangs avec les