‹ La Colombie britannique;Chapitre 163 sur 298 · Handbook of B, C, 1907, p · texte numérisé non relu

Handbook of B, C, 1907, p

provinces maritimes où persiste aussi l^élevage à l*anciemie mode; elle tenait le dernier si Ton considère la proportion entre la superficie et le nombre ou la valeur des animaux.

L*engraissement pour la boucherie ne prend guère dlmportance en Colombie parce que le transport sur pied coûte trop cher et que le réseau n*est pas assez complet ni les wagons glaciers assez nombreux pour permettre le transport frigoriûque de la viande abattue ^ Aussi la Colombie, bien qu^elle exporte par voie ferrée des animaux en vie, fait-elle venir de FEst et des États-Unis une partie de la viande qu'elle consomme.

En 1901, la valeur des animaux vendus dans Tannée, y compris les vaches laitières, dépassait de peu 6 millions de francs : la valeur des produits de la laiterie Tégalait presque avec 1 800 000 francs environ '. Aujourd'hui elle le dépasse certainement.

En effet le nourrissage laitier progresse au voisinage des villes, des mines et à portée des voies ferrées. D'introduction nouvelle, il emploie des procédés méthodiques. Guerre est déclarée aux plantes foisonnantes qui étouffent l'herbe nourricière, comme la moutarde {Brassica sinapistrum) et le chardon du Canada {Cnicus arvensis) si encombrant qu'une loi spéciale en ordonne la destruction. Les plantes vénéneuses, qui infestent les prairies humides, ciguë aquatique et Veratrum album^ parente de notre colchique d'automne, sont étudiées, déterminées, signalées à l'extermination '.

Dans cette lutte, le ministère de l'Agriculture a pour collaborateurs tous les éleveurs. Aux propriétaires d'animaux laitiers, la Province doit plus encore : l'introduction de nouveaux fourrages * et même la création de prairies artificielles, transformation récente qui s'accusait à peine au dernier recensement (gravure p. 290, pi. XIII). Sur la côte humide, c'est le trèfle qui prospère si bien que les cultivateurs voisins des éleveurs ne peuvent s'en débarrasser. Dans l'intérieur c'est la luzerne, plante de pays sec, à racines profondes qui vont au loin chercher l'humidité ; introduite par les Espagnols, gardant encore son nom moresque à'alfalfa^ elle se répand du Mexique au Canada dans toute la vallée de la zone intérieure sèche où l'on pratique l'irrigation. En Colombie on la cultive surtout dans les bassins de la Nicola et dans ceux des lacs Shuswap et Okanagan, région irriguée du plateau sud.

Avec le fourrage, les races s'améliorent sur l'initiative des éleveurs

i. Agriculture in B. C, 1904, p. 36.

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